À compter du mois de mai, tous les étudiants pourront bénéficier du repas à 1 euro dans les restaurants universitaires. Cette décision fait suite à des négociations tendues autour du budget 2026, au cours desquelles le gouvernement de Sébastien Lecornu a accordé cette mesure aux députés socialistes pour éviter une motion de censure. Les Crous, responsables des restaurants universitaires, anticipent une forte augmentation du nombre de convives, en particulier dans ceux déjà très fréquentés, comme celui adjacent à l’Université Rennes 2 en Ille-et-Vilaine.
« Il y a des frites aujourd’hui ! », s’enthousiasment Timéo, Antoine, Éliott et Ewen, étudiants en STAPS, tout en rechargeant leurs batteries au Métronome, le plus grand restaurant universitaire de Bretagne. Le menu de ce jour inclut des frites, des merguez, des haricots, du potage et des galettes, le tout pour 3,30 €. Cependant, cette situation sera bientôt révolue, car « à partir de mai, tous les étudiants paieront un euro, comme les boursiers », se réjouit Nayah Huet, une étudiante en BTS, soulignant que cette mesure facilitera la gestion de son budget étudiant.
Le Crous, déjà sous pression, doit désormais s'organiser pour accueillir un flux considérable d'étudiants. Plusieurs experts en gestion des services alimentaires soulignent que ce changement nécessite non seulement d’augmenter les stocks, mais aussi de recruter davantage de personnel pour maintenir la qualité du service. Selon un rapport du publication de Ouest-France, ces changements visent à alléger le fardeau financier des étudiants dans un contexte économique difficile.
Alors que certains étudiants redoutent la saturation, d'autres se montrent optimistes. « Ce sera une opportunité pour nous, surtout pour ceux qui ont du mal à boucler les fins de mois », affirme Camille, étudiante à Rennes. Cette initiative du gouvernement pourrait donc transformer le paysage de l'alimentation étudiante, à condition que les restaurants soient prêts à relever le défi.







