Dès le 1er janvier 2027, les mairies, départements et intercommunalités auront la possibilité d'installer leurs propres radars automatiques grâce à la loi "3DS". Cette nouvelle réglementation marque la fin du monopole de l'État sur l'implantation des dispositifs de contrôle de vitesse et pourrait entraîner l'installation d'environ 5 000 radars sur une période de dix ans.
Mauvaise nouvelle pour les conducteurs rapides ! Ce changement permettra aux collectivités de financer et de gérer leurs radars, bien que chaque projet nécessite l'approbation du préfet. Par ailleurs, les municipalités doivent consulter la commission départementale de sécurité routière et effectuer une analyse approfondie des accidents sur leur territoire. L'acquisition de ces équipements devra également se faire exclusivement auprès de la centrale d'achat de l'État.
Quand seront-ils déployés ?
Le système de contrôle automatisé des collectivités locales, connu sous le nom de "SCAT", est en phase de développement et des tests d'homologation sont prévus dans une dizaine de villes d'ici la fin 2025. Les premières contraventions, elles, ne devraient pas être émises avant l'été 2027.
Sur le plan financier, cet investissement sera complètement à la charge des collectivités. Toutefois, comme l'indique le site Départements de France, l'État conservera les recettes des amendes. Ces fonds alimenteront le budget national avant d'être partiellement redistribués sous forme de subventions aux collectivités pour d'autres initiatives.
À combien de nouveaux radars faut-il s'attendre ?
Le plan ambitieux de déploiement, qui pourrait rencontrer une certaine opposition, entend installer 5 000 nouveaux radars dans les dix prochaines années. Pierre Chasseray, délégué général de l'association 40 Millions d'automobilistes, s'inquiète des conséquences potentielles de cette dérégulation. Il a exprimé son inquiétude auprès du Parisien, soulignant : "Le premier radar en France date d'octobre 2003 et, malgré des millions investis, la question de leur efficacité demeure. Plus de radars, plus de pertes financières mais aussi plus de tragédies sur nos routes." Il conclut : "Cette amélioration ne sauve pas de vies !"







