Le tribunal des affaires économiques et sociale de Paris rendra sa décision le 11 mai prochain. La meilleure offre prévoit la reprise de 22 magasins mais pas celui de Blois.
La situation de Bouchara est préoccupante. Avec 52 points de vente en France, l'enseigne de décoration, qui emploie 576 personnes dont cinq à Blois, a été placée en redressement judiciaire le 21 janvier dernier. Le tribunal des affaires économiques et sociales de Paris se prononcera sur les différentes propositions de reprise le 11 mai. Après un appel d'offres lancé plus tôt cette année, les administrateurs judiciaires ont reçu dix offres, alors que le meilleur scénario ne permettrait de sauver que 22 magasins.
Des fermetures sont déjà annoncées dans plusieurs villes comme Auxerre, Chartres ou Quimper. La boutique de Blois semble avoir peu de chances de survie, n'étant incluse dans aucun des projets de reprise présentés. Tandis que des groupes comme TDU Group et Lidl se sont manifestés pour reprendre respectivement onze et trois magasins, Bouchara Blois reste à l'écart de ces relancements.
Une offre émanant de consortiums tels que Verdoso, Tomé, Balma et NJJ Capital propose pourtant de maintenir 18 points de vente et 151 salariés, mais Bouchara à Blois n'est pas mentionné. Une autre offre de Newco, tout en promettant la continuité pour 22 succursales, ne fait également aucun cas de l'avenir du magasin de Blois. Ce manque d'intérêt soulève des inquiétudes partagé par les employés de l'enseigne, selon « La Nouvelle République », notamment pour ces cinq collaborateurs qui se retrouvent dans l'incertitude.
Alors que l'échéance approche, la communauté locale, ainsi que les clients et les concurrents, s'interrogent sur les conséquences de cette restructuration. Les représentants des employés, de leur côté, appellent à une mobilisation accrue pour soutenir leurs postes. Il reste à voir comment le tribunal va trancher et quelles solutions viendront se dessiner pour l'enseigne, mais pour l'instant, l'avenir de Bouchara, et notamment de sa boutique de Blois, reste plus qu'incertain.







