L'Institut national de veille sanitaire a déjà noté plus de 200 intoxications causées par des champignons depuis début juillet. Un rappel des bonnes pratiques s'impose pour les amateurs de cueillette.
Avec des conditions météorologiques favorables cet été, la saison des champignons a démarré avec une intensité remarquable. Au 1er juillet, l'Institut national de veille sanitaire (InVS) a signalé 240 cas d'intoxication, en forte hausse par rapport aux 95 cas enregistrés l'an dernier à la même période.
Parmi les victimes, trois ont été gravement touchées et une est décédée. Les régions les plus affectées incluent Midi-Pyrénées, Rhône-Alpes, Languedoc-Roussillon et Provence-Alpes-Côte d'Azur, avec des signalements sur l'ensemble du territoire.
Symptômes typiques d'une intoxication alimentaire
Les effets d'une intoxication aux champignons peuvent être particulièrement graves, entraînant des symptômes sévères tels que des troubles digestifs et des lésions hépatiques, parfois nécessitant une greffe. Les premiers indices sont souvent similaires à ceux d'une intoxication alimentaire, engendrant des vomissements, des douleurs abdominales et de la fièvre.
Il est essentiel de rester vigilant : en cas d'apparition de symptômes comme des hallucinations ou une forte hypertension, il est impératif de contacter immédiatement le 15 ou un centre antipoison.
Précautions à suivre lors de la cueillette
- Cueillez uniquement des champignons en bon état et prélevez toute la structure (pied et chapeau) pour faciliter l'identification.
- Ne mélangez pas les espèces et conservez-les dans une caisse ou un carton, pas dans un sac plastique.
- Conservez les champignons au réfrigérateur et consommez-les dans les deux jours suivant la cueillette.
- Évitez de consommer des champignons crus et privilégiez une cuisson suffisante avant ingestion.







