A partir du jeudi 28 août, des millions de propriétaires vont recevoir leur avis de taxe foncière pour l'année 2025. Cette année encore, la facture risque d'être plus salée, avec des variations significatives entre les départements.
Les contribuables qui n'ont pas opté pour la mensualisation recevront leur avis en ligne cette semaine, tandis que ceux qui ont choisi cette option devront patienter jusqu'au 20 septembre. Les prévisions indiquent une augmentation d'au moins 1,7% par rapport à 2024, une hausse due à la revalorisation des valeurs locatives cadastrales, indexées sur l'inflation. De plus, les collectivités locales peuvent ajuster le taux communal, ce qui pourrait entraîner des augmentations bien plus marquées pour certains foyers.
Les départements aux taxes foncières élevées
Les statistiques fournies par la Direction générale des finances publiques (DGFiP) et relayées par Moneyvox mettent en évidence les inégalités territoriales en matière de taxe foncière. Ainsi, le montant moyen varie considérablement d'un département à l'autre, atteignant parfois le triple entre les plus et moins taxés.
Les départements d'Outre-Mer et la région francilienne figurent parmi les plus affectés. Mayotte se distingue avec une moyenne de 3 646 euros pour environ 13 000 avis, suivie de la Seine-Saint-Denis et du Val-de-Marne avec des moyennes respectives de 3 642 euros et 2 949 euros. D'autres départements comme la Guyane (2 931 euros), l'Essonne (2 767 euros) et le Val-d'Oise (2 724 euros) affichent des montants conséquents. À Paris, les propriétaires sont également très concernés, avec une moyenne de 2 450 euros.
L'impact des multi-propriétaires sur les statistiques
Ces chiffres élevés peuvent en partie être imputés à la forte présence de multi-propriétaires dans ces départements, ce qui fausse la moyenne. En prenant en compte l'impôt moyen par habitation plutôt que par propriétaire, les montants paraissent moins préoccupants : la taxe foncière chute à 1 214 euros en Seine-Saint-Denis et à 693 euros à Mayotte.
À l'inverse, les départements ruraux comme la Creuse affichent des taxes foncières plus modérées, avec une moyenne de 1 036 euros. Viennent ensuite la Vendée (1 038 euros), la Haute-Corse (1 082 euros), l'Indre (1 146 euros), et les Côtes-d'Armor (1 184 euros).







