Actuellement, une personne seule sur deux omet de demander l'allocation de solidarité aux personnes âgées (Aspa, anciennement minimum vieillesse), alors même qu'elle y est admissible. Cette situation, en grande partie due à l'inquiétude quant au remboursement éventuel par les héritiers, est amenée à changer. Analysons les évolutions récentes de cette aide cruciale.
Changements dans la récupération sur succession
La législation actuelle stipule que les montants versés au titre de l'Aspa doivent être remboursés sur la succession de l'individu, si l'actif net dépasse 39 000 euros. Les futurs bénéficiaires de cette allocation craignent que leurs héritiers soient contraints de restituer ces sommes après leur décès. À noter que ce seuil n'a pas été révisé depuis 1982 et n'est pas actuellement indexé sur l'inflation. Cependant, le projet de réforme des retraites aspire à faire passer ce montant à 100 000 euros, tout en l'indexant pour qu'il évolue avec le temps. Par conséquent, à compter de septembre 2023, seules les successions dont l'actif net dépasse 100 000 euros seront concernées par la récupération de l'Aspa.
Une meilleure sensibilisation à l'Aspa
Pour pallier le problème du non-recours à l'Aspa, la loi du 17 décembre 2021 impose une information systématique des caisses de retraite aux potentiels bénéficiaires lorsqu'ils atteignent l'âge de 64 ans. Cette initiative vise à éclairer les personnes sur les critères d'éligibilité à cette allocation et sur les modalités de récupération sur succession, afin de réduire l'inquiétude qui freine leur demande.







