À partir de 65 ans, les personnes aux revenus modestes peuvent profiter du minimum vieillesse, une allocation mensuelle conçue pour assurer un revenu de base à nos aînés.
Détails sur le minimum vieillesse
Lorsque les travailleurs prennent leur retraite, leur pension est déterminée par les cotisations accumulées au fil des années. Pour ceux ayant cotisé peu ou recevant une retraite minimale, le système français offre des solutions pour garantir un revenu de base. Nommé minimum vieillesse jadis, ce dispositif s’appelle désormais depuis 2006 "Allocation de solidarité aux personnes âgées (ASPA)".
Ce principe d’allocation unique remplace diverses aides. Elle peut être complétée par un revenu d’activité pouvant atteindre 30 % du Smic brut pour un individu seul et 50 % pour un couple. À la mort du bénéficiaire, l’État récupère les sommes versées sur les droits de succession dépassant 39 000 euros.
Qui sont les bénéficiaires du minimum vieillesse ?
Les personnes âgées de plus de 65 ans dont les revenus sont en dessous d'un certain seuil ont droit au minimum vieillesse, sous réserve de respecter diverses conditions. L’âge peut être abaissé entre 60 et 62 ans pour ceux en situation de handicap, les anciens combattants ou ceux déclarés inaptes au travail.
Il est également essentiel d’être citoyen français ou étranger avec un statut légal et de résider en France. Les ressources mensuelles doivent être inférieures à 801 € pour un célibataire et 1 243 € pour un couple (chiffres au 1er octobre 2016).
Calcul et démarche pour obtenir le minimum vieillesse
L'allocation de solidarité aux personnes âgées se calcule comme une allocation différentielle : elle comble l'écart entre le revenu du bénéficiaire et le plafond défini par la réglementation. L’objectif est d'assurer aux seniors un niveau de vie minimale. Pour réaliser ce calcul, on prend en compte les revenus des trois mois précédant la demande. L’allocation est revalorisée chaque 1er avril.
Les demandes doivent être adressées à la caisse de retraite, ou pour les veuves et veufs, à l’organisme dont dépendait l'époux décédé. Pour ceux qui ne sont affiliés à aucun régime de retraite, la demande doit être soumise à la mairie, qui la transférera au service de l’allocation de solidarité aux personnes âgées de la Caisse des dépôts et consignations.







