Le chêne pubescent (Quercus pubescens, anciennement Quercus lanuginosa), connu sous différents noms selon les régions, comme chêne blanc en Provence ou chêne noir dans le Périgord, est un arbre thermophile. Il se développe naturellement dans la moitié sud de la France et s'étend à travers l'Europe du Sud, de l'Espagne à la Crimée, à des altitudes allant jusqu'à 1400 mètres. Reconnue pour sa longévité exceptionnelle, dépassant les 500 ans, et sa rusticité, cette espèce colonise les sols secs, peu fertiles et calcaires de manière croissante vers le nord.
Doté d'une silhouette caractéristique, avec un tronc court à l'écorce cannelée et une cime irrégulière, le chêne pubescent atteint généralement entre 15 et 20 mètres de hauteur. Il produit une ombre appréciée durant les chaudes journées d'été.
Son apparence blanchâtre, due à ses feuilles et rameaux couverts de poils, est distincte. Ses feuilles, mesurant entre 5 et 10 cm, présentent des lobes irréguliers souvent prononcés, tandis que ses glands ovoïdes, soutenus par un pédoncule court, sont également pubescents.
Bien que difficile à travailler en raison de son bois dur et tortueux, ce dernier est prisé comme bois de chauffage. Historiquement cultivé pour la truffe, cet arbre est de plus en plus considéré pour son potentiel face aux enjeux climatiques.
- Famille : Fagacées
- Type : arbre caduc ou marcescent
- Origine : Europe du Sud
- Couleur : feuilles gris vert
- Semis : oui
- Bouture : non
- Plantation : automne ou printemps
- Floraison : mai
- Hauteur : 15 à 20 m
Conditions idéales de culture
Le chêne pubescent, à la fois héliophile et thermophile, requiert une exposition en plein soleil et s’épanouit dans divers types de sols, notamment les sols secs, caillouteux, et calcaires. L'important est d'éviter les terres acides ou gorgées d'eau.
Semis et plantation
Les glands peuvent être semés à environ 5 cm de profondeur, de préférence à l'automne, bien que la croissance de l'arbre soit lente et demande de la patience. La plantation est recommandée entre novembre et mars.
Conseils de culture et d'entretien
Pour assurer une bonne reprise, le chêne pubescent nécessite des arrosages durant ses deux premières années. Une fois établi, il tolère la sécheresse estivale et s'adapte à des sols pauvres, rendant cette espèce prometteuse pour les projets de reboisement et de diversification, notamment dans le nord de la France. Ce constat est corroboré par Jérôme et Elisabeth Julien dans leur ouvrage 50 plantes qui résistent à tout !*.
En matière de nuisibles, le chêne peut faire face à des attaques de buprestes, de chenilles, ou d'oïdium, en plus de risques causés par les cervidés et rongeurs lorsqu’il est jeune.
Pour favoriser des niches écologiques, il est conseillé de planter le chêne pubescent isolément dans un jardin. Cet arbre peut également jouer un rôle dans des projets de trufficulture ou de reboisement.
Le genre Quercus comprend entre 250 et 650 espèces, trois d'entre elles représentant plus de 30% de la surface boisée : le chêne pédonculé, le chêne rouvre et le chêne pubescent. En région méditerranéenne, le chêne vert et le chêne liège sont également courants, tandis que des sous-espèces du chêne pubescent apparaissent grâce à l'hybridation avec d'autres types de chênes.
* Editions Eyrolles – 144 pages – 19 octobre 2023 – 13,90 €







