Jacques Moretti, copropriétaire du bar Le Constellation, lié à un incendie tragique en Suisse qui a coûté la vie à 41 personnes, devait comparaître devant la justice le 7 avril. Toutefois, en raison de son état de santé, il a été dispensé d'audition. Son médecin décrit son état comme un "dépression réactionnelle" résultant d'un choc post-traumatique lié à l'incendie survenu le 1er janvier dernier. De plus, des rapports médicaux évoquent un "état confusionnel" et des troubles du sommeil, ne lui permettant pas de faire face à des interrogatoires.
Pourtant, Jacques Moretti n'hésite pas à se montrer actif. Récemment, une chaîne de télévision italienne, Rai, a capturé des images de lui en pleine rénovation du Vieux Chalet, un autre de ses établissements, situé à Lens. Dans un extrait de l'émission Porta a Porta, la journaliste tente de l'interroger, mais il refuse d'être filmé, manifestant un fort inconfort face à la caméra.
La situation suscite des préoccupations dans le cadre de l'enquête sur l'incendie du Constellation. Malgré l'absence de Moretti, des auditions ont repris au commissariat central de Sion pour faire toute la lumière sur les événements tragiques. Nicolas Féraud, président de la commune de Crans-Montana, a été questionné sur le manque de contrôles effectués sur l'établissement depuis 2019, confirmant son ignorance sur la situation des inspections.
Cette double facette de Moretti, à la fois homme en détresse et entrepreneur actif, interpelle l'opinion publique et soulève des questions sur le système judiciaire et encore davantage sur l'état de santé véridique de l'individu. Comment la justice pourra-t-elle avancer dans cette affaire complexe si son prévenu principal semble échapper à toute forme de responsabilité ?







