Le myrtillier sauvage (Vaccinium myrtillus), également connu sous divers noms comme airelle myrtille, brimbelle ou raisin des bois selon les régions, est un sous-arbrisseau remarquablement résistant, capable de supporter des températures jusqu'à -30°C. Originaire d'Europe et d'Asie, la myrtille sauvage prospère particulièrement en moyenne montagne, notamment dans les Vosges et le Massif Central. En Amérique, la myrtille cultivée (Vaccinium corymbosum), appelée bleuet, est tout aussi populaire que nos fraises.
Compact et discret, le myrtillier sauvage ne dépasse généralement pas 60 cm de hauteur. Ses rameaux dressés, anguleux et verts, comme ses petites feuilles ovales caduques, lui apportent une belle allure. En été, celles-ci brillent d'un vert éclatant, avant de se teinter de rouge à l'approche de l'automne.
Les fleurs en forme de grelots ornent la plante dès mai, donnant ensuite des baies bleu foncé délicieuses. Si la myrtille sauvage est appréciée pour son goût intense, la variété cultivée produit de plus gros fruits, mais souvent moins savoureux.
La myrtille, faible en calories (44 kcal/100 g), est gorgée de glucides, d'acides organiques, de tanins et de vitamines B1 et C. Fascinante, elle est aussi reconnue pour améliorer la vision nocturne grâce aux anthocyanes qu'elle renferme. La myrtille cultivée se distingue par une concentration élevée en polyphénols et en vitamine K.
- Famille : Ericacées
- Type : fruitier sauvage ou cultivé
- Origine : Europe, Asie, Amérique du nord
- Couleur : fruits bleu foncé
- Semis : oui
- Bouture : oui
- Plantation : automne
- Floraison : mai
- Récolte : juillet à septembre
- Hauteur : 20 à 60 cm (sauvage) et jusqu'à 2 m (cultivée)
Conditions idéales pour cultiver des myrtilles
Les myrtilles préfèrent un sol très acide, léger et bien drainé. Une exposition en mi-ombre convient parfaitement, car bien que la plante puisse supporter le soleil, elle n'apprécie pas la chaleur excessive.
Semis et plantation
Le semis peut être réalisé sous abri, dans un espace chaud, avec un rempotage lorsqu’elle devient robuste. Attendez-vous à un peu de patience pour la germination. Le bouturage peut être effectué au printemps, tandis que la plantation est idéale en automne, en respectant un espacement de 1,5 m entre chaque plant de myrtille cultivée. Si les plants ne sont pas autofertiles, il est conseillé de planter au moins deux variétés pour favoriser la pollinisation et assurer une belle production.
Entretien et meilleures pratiques
En période de sécheresse, veillez à maintenir le sol humide et envisagez d'ajouter de la terre de bruyère pour acidifier le sol. Attention, la chenille arpenteuse est un ravageur à surveiller de près, puisqu'elle constitue l’ennemi principal des myrtilliers.
Récolte et utilisation des myrtilles
Pour la récolte des myrtilles sauvages, une limite de 2 kg par personne est imposée. Ces fruits peuvent être cueillis à la main ou à l'aide d'un peigne à myrtilles. Leur conservation est relativement courte, mais il est possible de les sécher ou de les congeler. Les myrtilles se prêtent à de nombreuses préparations : consommées fraîches, en coulis, sorbets, liqueurs ou ajoutées dans des pâtisseries et tartes délicieuses.
Emplacement et variétés recommandées
Choisissez un emplacement abrité des rayons directs du soleil. Une fois installé, le myrtillier peut fructifier pendant 50 ans. Si l'espace est limité ou si le sol est peu adapté, la culture en pot est également une option. Parmi les plus de 400 espèces du genre Vaccinium, certaines comme l’airelle rouge (Vaccinium vitis-idaea) ou la canneberge (Vaccinium oxycoccus) méritent l'attention. Pour le jardin, privilégiez la myrtille cultivée, notamment les variétés hybrides comme 'Bluetta', 'Berkeley' ou 'Darrow', qui s'échelonnent en production de juin à septembre.







