Chaque début d'année, les pensions de retraite sont ajustées pour compenser l'inflation. Quelle sera la réalité en 2026 ?
En janvier dernier, les retraités ont bénéficié d'une revalorisation de leur pension de base de 2,2%, malgré une proposition de gel partiel par Michel Barnier. Suite à des changements politiques, c’est finalement le code de la sécurité sociale qui a prévalu, offrant cette augmentation liée aux variations de l'inflation sur l'année précédente, hors tabac.
Concernant 2026, il semble probable que l'augmentation soit moins significative. Actuellement, l'inflation connaît une tendance à la baisse, ce qui complique les prévisions. Néanmoins, l'Insee, dans sa note de conjoncture de juin, anticipe une inflation d'environ 1,1% en décembre 2025. Ce chiffre pourrait être révélé par le rapport de juin de la Commission des comptes de la sécurité sociale, qui évoque une inflation potentielle de 1,3%. Par conséquent, la prochaine hausse des retraites pourrait se situer entre 1,1% et 1,3% selon les données disponibles.
une année blanche en perspective ?
Toutefois, ces prévisions dépendent également de la stabilité de la situation économique internationale. Dans le cadre de l'élaboration du budget 2025, Michel Barnier avait envisagé un gel temporaire des hausses de retraites. Pour 2026, un nouveau Premier ministre, François Bayrou, pourrait se heurter à un défi similaire : un déficit budgétaire estimé à 40 milliards d'euros. Ainsi, des mesures de sous-indexation ou un gel pourraient revenir sur la table.
Si un gel était finalement décidé, cela pourrait représenter une "année blanche", avec le maintien du budget 2025 pour 2026, sans revalorisation pour les retraites ni pour d'autres prestations sociales. Cette démarche pourrait être perçue comme plus acceptable par la population, étant donné qu'elle concernerait l'ensemble des Français.







