Des commerçants de Reims s’inquiètent des pertes économiques subies en raison des travaux de la Voie des sacres. Ce chantier, qui s'étend sur 2,5 kilomètres reliant la Basilique Saint-Remi à la Cathédrale, a connu des retards, bien que la mairie de Reims assure que la fin des travaux est imminente. Cependant, les impacts sur les affaires locales sont déjà tangibles, tels que rapportés par France Bleu.
Une procédure d'indemnisation a été mise en place pour les commerçants impactés, mais parmi les 31 qui ont déposé une demande, seulement 24 ont été retenus pour compensation, comme l'indique le Grand Reims. Les commerçants restants attendent avec impatience des nouvelles concernant leur situation.
Le désespoir des commerçants : l'exemple d'Audrey Marry
Audrey Marry, propriétaire de l'institut de beauté "À l'essentiel" rue de Talleyrand, évoque des pertes financières s'élevant à 14 000 euros, un montant représentant plus de 17 % de son chiffre d'affaires. Après avoir soumis son dossier en juillet 2025, elle déclare : "Je me sens abandonnée". Cette situation a entraîné des choix difficiles pour elle, tels que des réductions de revenus et des investissements compromis. Elle a travaillé intensivement pendant la période des travaux pour minimiser les pertes.
Un collectif d'appels à la transparence
Audrey a rejoint un collectif d'une trentaine de commerçants cherchant à obtenir réparation. Parmi eux, Philippine Flornoy, gérante du café "Holly Shot", partage son expérience : elle a récemment appris que son dossier n'était pas retenu en raison de pertes jugées insuffisantes. "Les retours sont souvent flous et peu rassurants", souligne-t-elle.
Une médiation en cours
Le Grand Reims a précisé que le sort des dossiers non retenus repose sur des éléments factuels, tels que des changements de propriétaires ou des ouvertures récentes. "Des réunions de médiation vont débuter", a assuré un représentant de la mairie. Ces discussions pourraient s'étendre jusqu'en août 2026, alors que plusieurs commerçants espèrent des réponses claires et transparentes sur leur indemnisation.







