Rassemblement National à Saint-Étienne : entre meeting et contestation étudiante

Une vague de contestation étudiantes s'oppose au meeting du Rassemblement National.
Rassemblement National à Saint-Étienne : entre meeting et contestation étudiante
Corentin Jousserand, candidat RN à Saint-Etienne, a présenté sa liste devant une centaine de personnes. © Radio France - Pauline Berger

Ce vendredi 6 mars, Corentin Jousserand, tête de liste du Rassemblement National pour les élections municipales à Saint-Étienne, a dévoilé sa liste à la Cité du Design. L'événement a attiré une centaine de personnes, tandis qu'à proximité, des étudiants manifestaient contre la tenue de ce meeting.

"Nous avons constitué notre équipe avec un maximum de diversité de profils", a déclaré Corentin Jousserand. À 28 ans, le candidat RN a présenté une liste qui inclut fonctionnaires, travailleurs privés, étudiants, retraités, chômeurs, entrepreneurs, artisans, commerçants et ouvriers.

Parmi les soutiens présents, Jean-Philippe Tanguy, député RN de la Somme, a qualifié Jousserand de "candidat dynamique, professionnel et compétent". "Saint-Étienne est une ville qui me tient à cœur, car elle possède une forte éthique du travail, souvent négligée par les partis traditionnels", a-t-il ajouté.

La plus jeune candidate de la liste a seulement 18 ans, alors que la plus âgée en a 60 de plus. Laure Carrel-Billard, 31 ans, a précisé : "Notre priorité est de redonner la ville aux actifs". David Damin, représentant des commerçants, a souligné la nécessité de "réintroduire de bons établissements hôteliers à Saint-Étienne".

Une manifestation antifasciste contre la tenue du meeting

Simultanément, environ 200 manifestants se sont rassemblés près de l'auditorium, appelés par des étudiants de l'École supérieure d'art et design de Saint-Étienne (ESADSE). Ils dénoncent que le RN tienne son meeting dans un "quartier créatif", alors que le parti "n'a pas de programme culturel concret".

Cet appel à manifester a fédéré plusieurs collectifs d'étudiants de gauche, dont le syndicat "OSE-CGT" et les Jeunes communistes de la Loire. Des slogans tels que "Pas de fachos dans nos quartiers" et "RN, la honte" ont résonné. Malgré cela, leur rassemblement, non déclaré, a été dispersé par les forces de l'ordre, faisant usage de gaz lacrymogène.

Ce rassemblement survient à la suite de la décision controversée de la direction de l'ESADSE de fermer l'établissement, par crainte de troubles à l'ordre public, une décision finalement rétractée après des échanges avec la Préfecture de la Loire et des inquiétudes exprimées par étudiants et enseignants.

À travers ces événements, la polarisation de la société française sur la question du RN et des valeurs républicaines se fait plus que jamais ressentir, tandis que la jeunesse s'organise pour faire entendre sa voix.

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