Né dans le charmant village de Murs au XVIe siècle, Louis de Balbes de Berton, connu sous le nom du Brave Crillon, s'est rapidement imposé comme l'un des plus grands chefs militaires de son époque. Compagnon d’Henri IV, il est devenu une légende de l'histoire française.
Issu d'une famille noble établie à Avignon, Crillon grandit dans un environnement riche en traditions et en terres. Son destin, pourtant, prend un tournant radical lorsqu'une altercation à Avignon le contraint à quitter le Comtat Venaissin pour rejoindre le royaume de France, amorçant ainsi sa carrière militaire.
Un départ forcé qui change tout
À l’époque, la France est en proie aux guerres de religion. Crillon s'engage sous les bannières de Henri II, François II, Charles IX, Henri III et, enfin, Henri IV. Sa bravoure sur le champ de bataille lui permet de se distinguer par un courage inégalé, que ce soit à Calais, Dreux ou Lépante, où il souffre de blessures lourdes.
Cette détermination lui vaut d'annoncer la victoire au pape après la grande bataille de Lépante contre les Ottomans, où sa bravoure est célébrée par ses pairs. Le journal France Bleu rapporte que ses exploits militaires l'ont gravi au rang des chefs admirés en France.
L’amitié légendaire avec Henri IV
C'est aux côtés d'Henri IV que la légende de Crillon atteint son paroxysme. Le roi reconnaît rapidement ses qualités exceptionnelles et lui consacre une attention particulière. La célèbre phrase adressée à Crillon après sa défaite à la bataille d’Arques, « Pends-toi, brave Crillon, nous avons combattu à Arques, et tu n’y étais pas. », témoigne de leur complicité.
En 1600, Henri IV lui confie le commandement de l’armée de Savoie. Crillon, hors de sa zone de confort, réussit à s’emparer de places stratégiques comme Chambéry. Sa carrière militaire atteint alors son sommet.
Un retour en Provence bien mérité
Après une vie de batailles et de victoires, Crillon choisit de revenir à Avignon et dans le Comtat Venaissin, retrouvant ses terres natalies et sa famille. Bien que sa carrière soit désormais derrière lui, il maintient une correspondance étroite avec Henri IV jusqu'à sa mort.
Un héritage qui perdure
Louis de Balbes de Berton décède en décembre 1615 et repose à la cathédrale Notre-Dame-des-Doms. Son épitaphe, reconnaissant ses mérites, note : « Louis Balbe Berton de Crillon, nommé le Brave par les braves eux-mêmes. Henri IV l’aima, les pauvres le pleurèrent. » Son nom demeure gravé dans l’histoire française, avec une place à Avignon portant son nom et un village qui lui est dédié, Crillon-le-Brave.
Ce parcours glorieux illustre comment un enfant du Vaucluse est devenu un héros national, un symbole d’honneur et de courage qui inspire encore aujourd'hui.







