Cette année, le Salon de l'Agriculture a vu sa fréquentation chuter de 25 % lors de ses premiers jours, entraînée par l'absence de bovins, conséquence d'une décision des agriculteurs liée à la dermatose nodulaire.
Le Salon de l'Agriculture de 2026, qui se déroule du 21 février au 1er mars, souffre d'une affluence en berne. En effet, après quatre jours d'ouverture, une baisse de 25 % a été constatée. Les bovins, d'ordinaire stars de l'événement, sont absents pour la première fois depuis six décennies, conséquence d'une décision prise par les agriculteurs face à la dermatose nodulaire. Le président du salon, Jérôme Despey, a déclaré lors d'une conférence de presse que “le visiteur vient voir l'égérie et les vaches”, remarquant ainsi l'impact de cette absence sur l'affluence, comme rapporté par BFMTV.
D'autres circonstances viennent aggraver la situation, notamment le fait que l’ouverture du salon coïncide avec le début des vacances scolaires à Paris, une première depuis huit ans. Les organisateurs ont noté que “lorsqu'un salon est amputé de l'un de ses membres historiques, cela se ressent dans la dynamique globale” et ont reconnu que cela a sans doute influencé la présence d'un public habituellement attaché à la filière bovine.
“En deux mots, c'est nul”
Cette baisse soulève des inquiétudes chez certains exposants. Un fabricant de macarons a exprimé son mécontentement en ces termes : “En deux mots, c'est nul. Je vais ramener 90 % de mon stock... Je ne vais pas amortir.” Il a comparé ses gains à ceux réalisés sur un marché local, soulignant l'écart entre les coûts d'emplacement au salon, s'élevant à 3 800 euros pour la semaine. D'autres exposants partagent cet inquiétude, espérant une meilleure fréquentation durant le reste de l'événement.
Cependant, la directrice du salon, Valérie Leroy, a apporté une note d'espoir en affirmant que certains exposants avaient réussi à maintenir leur chiffre d'affaires grâce à une expérience de visite améliorée. Elle a également mentionné les efforts faits pour rendre ces exposants plus visibles. Jérôme Despey, quant à lui, a tenu à rassurer en précisant que la fréquentation avait connu un regain d'intérêt, affirmant que cette année était “exceptionnelle” et encourageant le public à venir soutenir l'agriculture.







