La célèbre actrice Karin Viard est de retour sur grand écran avec le film "La Maison des femmes", prévu pour le 4 mars. Ce long-métrage aborde de manière poignante les violences faites aux femmes tout en mettant en lumière les parcours de résilience des victimes. En parlant de son expérience, Viard souligne une prise de conscience nécessaire : "Ce film m'a fait réaliser l'importance de m'engager dans cette lutte," déclare-t-elle.
Lors d'une interview pour le "20 Heures" du 24 février, l'actrice, qui a remporté trois César, revient sur son rôle dans ce film réalisé par Mélisa Godet. "La Maison des femmes" s'inspire d'une structure existante à Saint-Denis, créée en 2016 par Radha Hatem, qui offre des soins aux femmes victimes de violences variées.
Léa Salamé : "La Maison des femmes" se base sur une histoire vraie. Pouvez-vous nous en dire davantage ?
Karin Viard : Oui, cette maison a été fondée pour agir face aux nombreuses violences subies par les femmes. Elle constitue un lieu sûr où elles peuvent se reconstruire.
Viard incarne une gynécologue à la tête d'une équipe pluridisciplinaire — médecins, psychologues, juristes — mobilisés pour aider ces femmes à retrouver confiance et espoir. Elle insiste sur l'aspect positif du film, qui tout en abordant un sujet délicat, véhicule un message d'espoir et de solidarité. "Il invite à l'engagement collectif, hommes et femmes ensemble," ajoute-t-elle.
Ce film, tout en étant porteur d’un message féministe, ne diabolise pas les hommes. "Beaucoup d'hommes condamnent ces violences et sont prêts à lutter aux côtés des femmes. Cette dynamique est essentielle," mentionne-t-elle, soulignant que la problématique des violences touche toutes les classes sociales, comme le montre un des cas tragiques dans le film.
Viard évoque également la complexité des raisons qui poussent certaines femmes à retourner auprès de leur agresseur. "Ce film explique cela de manière touchante. Il est fondamental de comprendre ces dynamiques pour mieux aider ces femmes à se relever. La Maison des femmes offre des soins variés, des ateliers pour rebâtir l'estime de soi dans un climat de solidarité et d'humanité," conclut l'actrice.
Léa Salamé a également souligné l'importance du casting ensemble, qui comprend des artistes comme Laetitia Dosch et Oulaya Amamra, qui renforcent l’aspect collectif de cette œuvre. En résumant son expérience, Viard rappelle à quel point la réalisation du film a transformé sa vision du féminisme : "J'ai longtemps accepté certains comportements, ils me semblaient normaux. Ce projet m'a ouvert les yeux sur la violence de la patriarcat et l'importance d'agir." Pour plus de détails, visionnez l'interview complète.







