Dans un mouvement de régulation surprenant, l'Arcom a récemment interpellé France 2 sur une séquence de l'émission L’Évènement, diffusée le 11 septembre 2025. Ce passage, mettant en vedette Matthieu Pigasse, a été jugé insuffisamment transparent par l'organisme de régulation, qui a insisté sur le besoin d'honnêteté dans l'information.
Dans un communiqué officiel, l'Arcom a pointé du doigt la manière dont Pigasse a été présenté, uniquement comme « chef d'entreprise », ignorant ses positions politiques publiques et son rôle de cofondateur de Mediawan, société liée à France Télévisions. L'agence a souligné que cette présentation ne répondait pas aux exigences d'honnêteté et de rigueur que le public est en droit d'attendre.
Cette mise en garde a provoqué une réaction énergique de la part de Pigasse, qui a dénoncé l'intervention de l'Arcom sur les réseaux sociaux. Il a soutenu que l'organisme se pliait à une pression politique, insinuant que cette situation représente une « bataille culturelle » visant à intimider l'audiovisuel public, le réduisant au silence face à des médias qu'il qualifie de « propagande raciste » (source : Twitter).
L'Arcom, en exigeant une meilleure présentation des intervenants à l'antenne, souhaite garantir que les téléspectateurs disposent des informations nécessaires pour comprendre le contexte et les biais possibles. Cette directive intervient alors même que France Télévisions a récemment instauré une charte de transparence pour ses invités, énonçant les engagements éthiques des intervenants (source : France Télévisions).
Cette situation n’est pas isolée. L'Arcom a déjà émis des remarques similaires sur d'autres programmes, notamment un numéro de Complément d'enquête qui avait été critiqué pour son manque de perspective (source : Le JDD). Les tensions entre la régulation publique et les chaînes découle d'une volonté de maintenir standards de l'information et une indépendance journalistique face à des enjeux politiques croissants.







