Onze mois après l'incendie dévastateur d'un quartier de l'Estaque, 97 foyers se retrouvent à la merci d'organismes d'assurance qui proposent des indemnités loin d'être suffisantes pour reconstruire leurs maisons. Leur désespoir et leur colère n'ont pas faibli.
"On n’a pas dormi de la nuit" déclare Marie-Blanche Apercé, dont le domicile a été anéanti par l'incendie du 8 juillet 2025. Âgés de plus de 70 ans, le couple rappelle qu'ils ont passé près de trois décennies à Campagne bleue, un secteur pourtant paisible de l’Estaque. Le chagrin causé par la perte de leur foyer est exacerbé par un récent courrier d'assurance, révélant un montant d'indemnisation décevant. "Avec cette somme, il est impossible de reconstruire notre maison", confie-t-elle, visiblement affectée.
Bien que le permis de construire soit validé et qu'un artisan ait commencé les travaux, le couple s'inquiète des coûts. "Comment allons-nous payer ? Nous avons remboursé notre maison pendant des années et voilà que nous devons envisager de contracter un prêt pour la reconstruire !" s'interroge Christian, plongé dans un abîme d'incertitude.
Cette situation n'est pas isolée : de nombreux sinistrés partagent les mêmes préoccupations. Selon un article du quotidien local La Provence, les indemnisations proposées ne prennent pas en compte la réalité des coûts de la construction. Les victimes, qui ont perdu biens et souvenirs, se sentent abandonnées et méprisées par un système censé les protéger.
L’expert en gestion de crise, Jean-Pierre Dubois, souligne que ces situations sont malheureusement récurrentes après des catastrophes. "Les compagnies d'assurance doivent être plus réactives et solidaires, notamment à travers des évaluations justes des dommages causés", déclare-t-il, appelant à une réflexion profonde sur les mécanismes d'indemnisation.
Les sinistrés de l'Estaque attendent toujours des solutions concrètes et justes, tandis que le temps passe sans qu’aucune véritable avancée ne soit constatée. Leur colère, face à l'indifférence des autorités et des assureurs, appelle à une prise de conscience collective.







