Lors de la finale de football du 30 mai, Karine Okonski, la maire de Bouffémont, a suscité une vive polémique après avoir été filmée portant un maillot floqué du nom de Rédoine Faïd, un criminel notoire responsable de l'assassinat de la policière Aurélie Fouquet. Cette scène s'est déroulée au milieu de jeunes supporters excités après la victoire du PSG contre Arsenal en Ligue des champions.
Dans une vidéo largement diffusée sur les réseaux sociaux, on peut voir les jeunes applaudissant tandis que la maire se laisse habiller par l’un d’eux. Cédric Michel, président du Syndicat de Défense des Policiers Municipaux (SDPM), a exprimé sa consternation : « Les policiers municipaux sont profondément déçus. Elle est une représentante de l'autorité, pas d'un criminel ! »
Faïd, célèbre pour son passif criminel, a été condamné pour un braquage ayant coûté la vie à Aurélie Fouquet en 2010. Michel a ajouté : « Cet assassinat a choqué notre profession. Comment la maire peut-elle cautionner une telle provocation ? »
« Elle aurait dû porter le maillot du maire, pas celui d'un criminel »
Michel insiste sur le fait qu'une attitude exemplaire est attendue de la part des élus : « Elle s'est laissée entraîner par des éléments perturbateurs, ce qui est inacceptable. » Il redoute que son comportement ait pu alimenter des tensions, surtout dans un contexte où la violence envers les forces de l'ordre est en hausse, comme en témoigne le nombre élevé de gardes à vue lors de la finale.
En réponse aux critiques, Okonski a rapidement présenté ses excuses sur CNews, affirmant qu’elle n’avait pas remarqué le maillot. Elle a déclaré : « Je trouve cela totalement inacceptable. Jamais je ne soutiendrai des individus tels que Faïd. » Toutefois, cette défense est remise en question par les experts, qui craignent que cet incident ne véhicule une forme d'apologie du grand banditisme.
Des critiques cinglantes
Le flocage du maillot est évident : il s'agit d'un geste délibéré et provocateur. Michel a souligné le piège tendu à la maire : « Elle s'est fait berner, certes, mais cela soulève des questions sur sa vigilance en tant qu'élue. » La situation est d'autant plus alarmante qu'elle pourrait avoir eu des répercussions sur la sécurité publique pendant les célébrations.
Alors que les avis divergent sur la responsabilité d’Okonski, cet incident reflète les défis croissants auxquels sont confrontés les élus locaux dans des contextes souvent tendus. Des voix appelant à un retour à des comportements exemplaires au sein des instances publiques se font de plus en plus entendre.







