Alors que la France connaît un épisode de chaleur particulièrement fort pendant le week-end de la Pentecôte, Météo France n'a pas opté pour une vigilance canicule. Décryptage des raisons.
Avec des températures atteignant 31 degrés à Paris, 29 à Strasbourg et même 33 à Bordeaux, le week-end de Pentecôte apparaît sous un ciel estival. "Ces températures sont de 9 à 12 degrés au-dessus de la moyenne habituelle", précise Météo-France.
Bien que l'agence qualifie ce phénomène d'"épisode de chaleur" particulièrement remarquable pour cette période, elle ne déclenche pas de vigilance canicule.
Pour qu'un état de canicule soit déclaré, il est nécessaire que les températures dépassent certains seuils pendant une durée prolongée. Météo France rappelle que "la canicule se définit par des températures élevées tant de jour que de nuit, s'étendant sur plusieurs jours". Pour être considérée comme telle, une vague de chaleur doit perdurer au moins trois jours, représentant un risque sanitaire pour les populations vulnérables.
Des seuils définis selon les départements
Les critères de déclenchement de la vigilance canicule varient selon les départements. Par exemple, à Toulouse, les températures doivent atteindre plus de 36°C pour les maximales et 21°C pour les minimales, pendant trois jours consécutifs, selon les explications d'Météo-France.
Pour le week-end de la Pentecôte, Toulouse enregistrera des maximales de 34 °C et des minimales de 17 °C, éloignées des critères sectoriels d'une canicule.
Un dôme de chaleur s'installe sur la France
Bien que des températures record soient attendues, un phénomène météorologique prend place. "Depuis le 21 mai, une masse d'air chaud s'est progressivement déplacée de la région marocaine, bloquée par des pressions élevées", explique Météo-France. Ce processus crée un effet de dôme qui piège l'air chaud, le réchauffant davantage.
Ce dôme de chaleur agit tel un couvercle, notamment en empêchant la présence de nuages qui auraient pu diminuer l'impact des rayons solaires. La situation des pressions élevées accentue le phénomène, conduisant à des températures élevées.
D'après les experts, le changement climatique pourrait accroître la fréquence de tels épisodes de chaleur, les rendant à la fois plus précoces et intenses. Il est clair, comme l'indique Météo-France, que notre climat continue de changer, et ces épisodes deviendront la norme.







