Ce lundi, Kim Kardashian a fait entendre sa voix au cours du procès des « papys braqueurs », demandant un euro de dommages et intérêts pour chacun des quatre membres de l’équipe qui l’avaient agressée dans sa suite d’hôtel à Paris en 2016. Sa styliste, Simone Bretter, a également porté la même demande.
D’un autre côté, le réceptionniste de l’hôtel, victime oubliée de ce braquage très médiatisé, a réclamé près de 550.000 euros en dommages en raison de l'impact profond sur sa carrière. Son avocat, Mohand Ouidja, a expliqué que cette somme couvre une « perte de chance professionnelle » car cet homme, alors doctorant, n'a pas pu poursuivre sa thèse à cause de cet événement traumatisant.
« Il vit désormais avec un syndrome post-traumatique. Sa vie a été sévèrement perturbée », a ajouté Ouidja, précisant que son client réside actuellement en Algérie après avoir été contraint de quitter la France. Un des avocats de la défense, Gabriel Duménil, a qualifié la demande de dommages d'« un peu spécieuse ». De son côté, l’hôtel a demandé 100.000 euros pour préjudice d’image. La décision concernant les damages sera rendue le 15 septembre, marquant un tournant dans cette affaire largement médiatisée.
Des peines clémentes aux assises
En mai 2025, à l’issue de quatre semaines d’un procès très suivi, la cour d’assises de Paris a infligé des peines jugées clémentes à dix accusés, avec la peine la plus sévère étant de trois ans de prison ferme. Les juges ont justifié cette décision en prenant en compte « le temps écoulé » depuis les faits, soit neuf ans, ainsi que l’état de santé des suspects.
Kim Kardashian, qui avait partagé l’épreuve traumatisante d’avoir été bâillonnée et ligotée, a exprimé sa satisfaction vis-à-vis du verdict, impatiente de « tourner la page » sur cet épisode douloureux. Malgré les efforts des enquêteurs, le butin du braquage, évalué à 9 millions d’euros, n’a jamais été retrouvé, y compris une bague qui avait fait la une des réseaux sociaux, estimée à 3,5 millions d’euros.







