Samuel Finielz, procureur de la République de Lille, a exprimé des inquiétudes sur l'usage détourné du protoxyde d'azote. Ce gaz, souvent inhalé pour ses effets euphorisants, soulève des questions de santé et de sécurité publique. Le gouvernement envisage de créer trois nouveaux délits pour punir sa consommation et son transport.
Agir contre l'usage détourné du protoxyde d'azote
Le projet de loi RIPOST sera débattu au parlement à l’automne 2026. Vincent Ledoux, député centriste du Nord, estime que cette initiative est une réponse nécessaire à un problème sociétal majeur : "Il est crucial d'agir face à ce fléau. Cette proposition du gouvernement mérite d'être examinée en profondeur par le parlement."
Familialement touchés, les parents de Mathis, décédé en novembre 2025 à cause d’un chauffard ayant inhalé du protoxyde d'azote, demandent au gouvernement de requalifier ce gaz comme un stupéfiant. Mais, selon Ledoux : "Je compatis avec cette peine. Cependant, nous manquons de bases scientifiques pour une telle classification. Il ne s’agit pas de criminaliser la molécule, mais de réguler ses usages détournés."
Le protoxyde d'azote est utilisé légalement en médecine ou dans l'industrie, notamment pour la chantilly. Vincent Ledoux souligne la nécessité d'encadrer son usage au volant : "Il faut questionner le ministre pour établir une base légale permettant aux forces de l'ordre d'intervenir."
Une lutte contre la vente en ligne
Pour ce député, la production d'ampoules aromatisées de protoxyde d'azote doit être une priorité : "L’aromatisation vise à séduire la jeunesse. Vendre un protoxyde d'azote goût banane est inacceptable." Il insiste également sur la nécessité de réglementer la vente en ligne, affirmant que : "Se faire livrer du protoxyde d'azote ne doit pas devenir une option, comme pour une pizza ou un kebab. Nous avons besoin de réponses claires du gouvernement."







