Les bus de BlaBlaCar tirent définitivement leur révérence. Ce mardi, la plateforme de covoiturage a annoncé l'arrêt de ses services de bus, une information qui risque de bouleverser le secteur des transports en France. Bien que le covoiturage reste d'actualité, permettant de parcourir le pays à moindre coût, les bus semblent avoir atteint leur terminus.
Retour en arrière : en 2015, sous l'égide d'Emmanuel Macron, alors ministre de l’Économie, le secteur des transports était libéralisé, donnant naissance aux Cars Macron. Le pari était simple : offrir des trajets à bas prix. Cela a porté ses fruits, car en 2025, BlaBlaCar Bus pouvait se vanter d'avoir transporté plus de 6 millions de passagers à travers près de 400 lignes. Cependant, cette belle histoire cache des réalités plus complexes.
Des trajets utiles… mais très longs
Les bus ont indéniablement facilité les déplacements, mais ils sont également à l'origine de nombreuses mésaventures. Pannes fréquentes, temps d'attente interminables et correspondances souvent ratées ont terni l'image du service. Par exemple, un trajet de Marseille à Lille peut nécessiter plus de seize heures de voyage, un marathon qui rebutera plus d'un passager. En 2024, après un incident avec le TGV, Bruno Le Maire a éprouvé par lui-même les aléas d'un voyage de nuit de Genève à Paris, qui a duré sept heures quinze.
Moins de concurrence, des prix en hausse ?
Qu'est-ce qui a conduit à cette décision d'arrêt ? Le modèle économique des bus BlaBlaCar s'est révélé fragile face à l'augmentation des coûts liés au carburant, aux péages et à la maintenance, alors que les prix des billets demeuraient bas pour séduire les voyageurs. Comme le souligne une syndicaliste de la SNCF, les lignes avaient tendance à devenir surtout saisonnières, bien loin de l'objectif initial de concurrencer le train.
Aujourd'hui, BlaBlaCar se retire du secteur, laissant FlixBus comme acteur principal, entraînant ainsi une diminution de la concurrence et une pression moins forte sur les prix. Ce constat pourrait constituer une mauvaise nouvelle pour les consommateurs, qui risquent de voir les tarifs augmenter dans les mois à venir.







