Le 15 avril dernier, le site de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS), qui gère les données des citoyens français pour des documents essentiels tels que les cartes d’identité, passeports et permis de conduire, a subi une cyberattaque majeure. Selon le ministère de l'Intérieur, près de 11,7 millions de comptes se révèlent compromis.
La protection des données, vantée par le ministère, a été sérieusement mise à l'épreuve. Cette cyberattaque a conduit à l'extraction de Données personnelles sensibles incluant noms, prénoms, dates de naissance, adresses électroniques et postales, ainsi que numéros de téléphone.
Passeports, cartes d'identité, immatriculations...
Ce n'est pas la première fois que l'ANTS est confrontée à une telle crise ; une précédente fuite de données s'était produite en septembre 2025. La nature des informations gérées par l'ANTS est particulièrement délicate, car l'agence est responsable de la délivrance de titres cruciaux depuis 2007.
La justice saisie
L'Office anti-cybercriminalité (OFAC) a ouvert une enquête pour déterminer l'origine exacte et l'ampleur de cet incident. Dans un communiqué relayé par Le Parisien, le ministère de l’Intérieur a indiqué que des investigations internes sont en cours. Il est confirmé que les pièces jointes, telles que les justificatifs de domicile, ne seraient pas affectées par cette fuite.
Quelles mesures pour les victimes ?
Laurent Nuñez, ministre de l'Intérieur, a assuré que chaque victime serait informée individuellement, par e-mail ou courrier. Il est à noter qu'avec la divulgation de ces données, les personnes touchées risquent de recevoir de faux courriels prétendant provenir de l'ANTS.
"Ces messages pourraient inciter les destinataires à cliquer sur un lien pour vérifier la sécurité de leur compte", a précisé Loïc Guézo, vice-président de Clusif, une référence en cybersécurité, dans un entretien avec Actu.fr.







