La cathédrale Notre-Dame-de-l’Assomption de Clermont-Ferrand, emblème gothique d’Auvergne, s effondre lentement sous le poids de l’humidité. Évelyne Hours, présidente des Amis de la cathédrale, et la députée du Puy-de-Dôme, Delphine Lingemann, s’élèvent avec force contre l’inaction de l’État. Chaque pluie aggravant les conditions de l’édifice, il est essentiel de trouver une solution.
À l’intérieur, la situation est alarmante. Les fidèles doivent naviguer entre des seaux recueillant l'eau qui s'infiltre des plafonds et des murs qui suintent. Les fresques médiévales, trésor fragile, commence à s’effacer. "le plâtre tombe, les pigments disparaissent, des trous apparaissent", s’inquiète Évelyne Hours. Elle souligne que le véritable danger n'est pas un incendie, mais l’humidité incontrôlée.
des problèmes d’étanchéité depuis les années 1990
Les soucis d’étanchéité touchent la cathédrale depuis trois décennies. Des études alertaient sur la défaillance des terrasses dès les années 1990, mais les travaux ont été débutés tard, en 2026, et aucune avancée sur l’étape essentielle de l’étanchéité n’a été relevée. Le projet, que Le Parisien rapporte, a été divisé en trois phases : sécurisation des tours, réfection du toit, et étanchéité du chevet, dont le financement reste incertain.
Les défenseurs du patrimoine, tels que Delphine Lingemann, interviennent. Elle exprime son inquiétude face à une "gravité préoccupante" et attend des engagements décisifs de la part du gouvernement.
un mutisme de l’État qui agace
Face à l'inaction persistante, l’association des Amis de la cathédrale intensifie ses pressions. Un constat d’huissier vient d’être réalisé, et une action juridique est envisageable. “Cela fait des semaines que nous demandons des éclaircissements à la DRAC”, relate Évelyne Hours. "Nous avons dû alerter le grand public pour susciter une réaction." Le silence persistant des autorités culturelles est plus inquiétant que déconcertant.
En réponse à la montée de l'angoisse populaire, une conférence de presse est prévue le 24 avril à Clermont-Ferrand. Les représentants de l’État devraient, espérons-le, répondre aux demandes pressantes. Cependant, le plus important demeure : ce patrimoine français est en danger tant que les pluies continuent de frapper.







