Pour la sixième année consécutive, la fédération des motards en colère de la Somme a réagi en déposant des nids de poule en papier sur la chaussée le 5 avril, à Pâques. Cette action vise à sensibiliser le public et les autorités sur l'état préoccupant des routes. Eddy Vanzwaelmen, coordinateur de la fédération, s'interroge sur l'impact de ces manifestations et les résultats obtenus.
Cette année, les motards ont une fois de plus ciblé Amiens, et plus particulièrement l'état de ses infrastructures routières. À l'approche des élections métropolitaines du 7 avril, Vanzwaelmen déclare : "Au lieu de planifier des infrastructures nouvelles, parfois onéreuses et plus dangereuses pour les deux-roues, il serait judicieux de nous consulter." Il fait référence notamment à la rénovation des rues Dejean et Verdun, qui ne répondent pas aux attentes de sécurité des motards.
En outre, Vanzwaelmen critique la gestion des petites communes. Selon lui : "Certaines prétendent ne pas avoir les fonds nécessaires pour entretenir les chaussées. Pourtant, elles réussissent à installer des dispositifs comme des ralentisseurs, souvent en dehors des normes, mettant ainsi en danger les usagers." Cette contradiction soulève des questions quant à l'allocation des ressources dans ces collectivités.
Le conseil départemental de la Somme gère plus de 4 000 km de réseau routier, et il a prévu une légère augmentation du budget réservé à l'entretien des routes lors de sa présentation du 7 avril. Vanzwaelmen s'en félicite : "C'est un bon début, mais il y a encore beaucoup à faire. Les impacts du changement climatique sur nos routes sont critiques. Une simple fissure peut rapidement se transformer en nid-de-poule avec les pluies, et une réduction des budgets d'entretien exacerbe ce problème." Selon des spécialistes, comme ceux de la Direction Départementale des Territoires, ces préoccupations doivent être prises en compte dans la planification des infrastructures pour assurer la sécurité de tous les usagers de la route.







