François Ruffin et Clémence Guetté ont échangé des mots vifs lors de la soirée électorale sur LCI, suscitant une véritable onde de choc sur les réseaux sociaux.
La tension était palpable sur le plateau de LCI, en ce dimanche 23 mars. Clémence Guetté, vice-présidente des Insoumis à l'Assemblée nationale, était confrontée à François Ruffin, qui intervenait en duplex depuis Grenoble, où il a célébré la victoire de sa sœur à la mairie. Ruffin a récemment pris ses distances avec le mouvement fondé par Jean-Luc Mélenchon.
Comme le rapporte Le Parisien, le député de la Somme a directement critiqué la stratégie de communication de La France insoumise. Alors que Manuel Bompard, coordinateur du parti, parlait d'une "percée" aux municipales, François Ruffin a décidé de briser cette illusion : "Ce n'est pas ce qui se déroule actuellement ; notre électorat prend ses distances avec une gauche qui semble l'effrayer, tout en se tournant vers le Rassemblement national pour chercher du réconfort."
"Je ne suis 'la petite' de personne"
"Je suis en dehors des personnes qui ont bâti leur carrière aux côtés de Jean-Luc Mélenchon, se posant ainsi en petite lieutenante sur les plateaux télé," a lancé Ruffin, alors que Clémence Guetté se tenait à ses côtés.
Sur le réseau social X, Guetté a répondu aux attaques : "Je ne suis 'la petite' de personne, Monsieur Ruffin. Ce qui nous distingue, c'est notre fidélité à des idéaux : pour moi, cela inclut le féminisme, l'antiracisme et l'antifascisme."
François Ruffin appelle au rassemblement à gauche
Ruffin a ensuite évoqué les divisions croissantes au sein de la gauche, appelant à l'unité : "Ne vous méprenez pas, la gauche ! J'ai une notion du temps qui presse : il nous reste 385 jours, et nous faisons face à un iceberg : le Rassemblement national. À bord du Titanic, j'observe des capitaines se déchirer pour contrôler le gouvernail."
"Je ne tire aucune attente de ces marquis et marquises de la politique, mais j'attends des acteurs sincères de gauche. La grande majorité des personnes de gauche aspirent à une candidature commune pour la présidentielle, et cela est impératif."







