En ce dimanche 15 mars, les discussions s'intensifient à Lille. Les deux candidats de gauche, en tête lors du premier tour, doivent trouver des alliances cruciales. Les élections municipales de 2026 pourraient bien s'y jouer.
Lahouaria Addouche (LFI), qui a obtenu 23,36 % des voix, suit de près le maire sortant Arnaud Deslandes (PS-PCF) qui a recueilli 26,26 %. Ce dernier a rapidement initié un rapprochement avec Stéphane Baly, proposant une "majorité de progrès".
Stéphane Baly, faiseur de rois
Malgré sa troisième place en 2020, avec 17,75 % des suffrages, Stéphane Baly a su se positionner comme un acteur incontournable pour cette élection. En tant que candidat de la liste Lille Demain, Baly est courtisé par ses adversaires de gauche.
Le lendemain des résultats, sur BFMTV Grand Lille, Lahouaria Addouche a annoncé que les négociations entre les Insoumis et les Écologistes étaient en cours et se déroulaient positivement. "Nous avons de nombreux points en commun, surtout en matière de logement et de transport," a-t-il indiqué.
"Il est crucial de trouver un accord. Il y a une réelle convergence entre nous," a ajouté Addouche.
Aurélien Lecoq, député LFI, a également révélé que les discussions avaient été intenses et se sont prolongées jusque tard dans la nuit. Il a souligné l'impératif d'une alternative politique à Lille, rappelant que les Écologistes, et notamment Stéphane Baly, se sont opposés aux socialistes depuis plusieurs années.
Prudence du côté des Écologistes
Cependant, la liste écologiste a choisi de faire preuve de prudence. Dans un communiqué relayé par BFMTV Grand Lille, Lille Demain a évoqué des pourparlers avec des partenaires de gauche qui n'ont pour l'instant pas abouti.
"Ces négociations sont toujours en voie de construction. Nous aspirons à rassembler la gauche et les écologistes pour un projet ambitieux pour la ville", ont déclaré les Écologistes.
En plus des trois candidats de gauche, Violette Spillebout (Renaissance) et Matthieu Valet (RN) ont également des chances de se maintenir au second tour, ajoutant à la pression de ces alliances. Les candidats ont jusqu'à mardi soir pour finaliser leurs accords.







