Lors d'une récente conférence de presse, Jean-Luc Mélenchon, le leader de La France insoumise, a choisi de ne convier que des « médias numériques alternatifs », laissant de côté des grandes institutions comme l'Agence France-Presse, TF1, et Libération. Ce choix a suscité l'indignation de Reporters sans frontières (RSF), qui a déclaré que cela constitue une « atteinte au droit à l’information des citoyens ».
Le rendez-vous fixé le lundi 23 février a été l'occasion pour Mélenchon de critiquer le traitement médiatique entourant la mort du militant d'extrême droite, Quentin Deranque. Dans une réaction formelle, Thibaut Bruttin, directeur général de RSF, a affirmé que « permettre à un responsable politique de choisir les journalistes autorisés à couvrir un événement d’intérêt général, c’est directement porter atteinte au droit à l’information des citoyens ».
Mélenchon a rétorqué en déclarant : « Nous invitons qui nous voulons ». Dans un communiqué, il avait précédemment indiqué son souhait de « faire œuvre utile en invitant une conférence de presse réservée aux médias numériques alternatifs ». Toutefois, les demandes de journalistes de médias traditionnels sont restées sans réponse.
D'après un article du Monde, les médias comme Franceinfo et L’Express ont été écartés, ce qui soulève des questions sur la liberté d'accès à l'information. Bruttin a rappelé : « Quels que soient les griefs contre tel ou tel média, le journalisme doit rester un phare d’honnêteté et de pluralisme ».
« Médias numériques alternatifs »
Au cours des discussions, Louis Boyard, député LFI, a déclaré que les médias traditionnels « excédaient le peuple français » et a vanté le rôle des « nouveaux médias » qui, selon lui, « incarnent le peuple ». Cette strate de communication vise à changer considérablement l'approche lors des événements tout au long de la campagne présidentielle.
Les « insoumis » ont récemment été sous le feu des critiques due à l'arrestation de Jacques-Elie Favrot, dont la mise en examen pour complicité de meurtre a gravement terni leur image. Cette nouvelle dynamique médiatique pourrait-elle offrir une bouffée d'air frais ou précipiter leur chute dans un panorama politique déjà tumultueux ?







