Le 19 janvier 2026, le syndicat Force Ouvrière a appelé à la grève au CHU d’Angers, en Maine-et-Loire, pour tirer la sonnette d’alarme sur la saturation des services d’urgence. Malgré les efforts affichés par la direction, le mouvement de protestation continue de prendre de l'ampleur.
Dans un communiqué, la direction du CHU d'Angers a indiqué avoir déclenché son plan d'urgence dès le 5 janvier, en réponse à une pression grandissante sur les services. Bien que l'activité aux urgences adultes ait temporairement retrouvé un rythme déclaré "normal" avec 156 passages le 15 janvier, la situation demeure précaire, avec des besoins d'hospitalisation restés élevés.
Les premiers résultats des mesures mises en œuvre semblent avoir favorisé une amélioration temporaire des délais d'attente. Cependant, Ludovic Camus, le secrétaire adjoint de FO au CHU, a exprimé des réserves : « Les solutions apportées sont provisoires. Dans quelques jours, nous serons à nouveau confrontés à une tension en raison du manque chronique de lits », a-t-il déclaré, soulignant ainsi l’urgence de véritables réformes durables.
Il est important de noter que les urgences n’ont pas cessé de fonctionner durant la grève, la direction s'étant assurée que 80% du personnel serait présent le premier jour, et 100% dès le jour suivant. Cela démontre une volonté de maintenir l'accès aux soins pour les patients, même en période de crise.
Pour répondre aux critiques, il a aussi été indiqué que plusieurs interventions chirurgicales non urgentes avaient dû être reportées, mais que les blocs opératoires ont continué à fonctionner, permettant d'assurer la prise en charge des patients nécessitant des soins urgents.
La tension reste palpable dans les couloirs de l’hôpital, reflétant les défis qui attendent non seulement le CHU d’Angers mais aussi d'autres établissements de santé à travers la France, comme le souligne l’Ouest-France.







