Lors de son premier meeting à Aubervilliers, Raphaël Glucksmann, eurodéputé et leader de Place publique, a exprimé sa volonté de briguer la présidence en 2027, alors qu'il appelle les socialistes et les écologistes à s'unir pour ce projet ambitieux.
«Adieu esprit de défaite» a déclaré Glucksmann. Après une démonstration impressionnante de Jean-Luc Mélenchon à Saint-Denis, qui aurait attiré environ 26 000 personnes, Glucksmann a vu son meeting comme une opportunité cruciale pour bâtir une dynamique autour de sa candidature.
Les organisateurs ont estimé la participation entre 3 000 et 4 000 personnes, un chiffre significatif pour un parti qui ne bénéficie pas de la même force de mobilisation que les Insoumis. Le député Sacha Houliè a souligné que «dans notre espace politique, personne ne pourra faire mieux».
Dans son discours, Glucksmann a défendu une ligne sociale-démocrate, pro-européenne et résolument anti-LFI, avec un objectif clair : redonner à la France sa souveraineté. Il s'est engagé à faire de la libération écologique une priorité, critiquant Emmanuel Macron pour ne pas avoir compris l'urgence écologique de notre époque.
Il a également placé la souveraineté numérique au cœur de son projet, identifiant des figures comme Elon Musk et Sam Altman comme des adversaires à combattre. Ce positionnement vise à donner un visage à un combat anticapitaliste, clarifiant les enjeux de pouvoir dans le domaine technologique.
Face à des accusations de virage vers le centre, Glucksmann a promis que l'amélioration des conditions de travail et la hausse des salaires seront des thèmes centraux de sa campagne. Il a également évoqué des propositions pratiques, telles que permettre aux Français modestes d'accéder à une voiture électrique pour un loyer de 100 euros par mois.
«Gagner en 2027, c’est ça le but. Notre gauche sera à la hauteur de l’histoire», a-t-il scandé, en appelant à l’union au-delà des doutes et des divergences. Il a exprimé sa conviction que les plus belles pages de l'histoire de la gauche restent à écrire.
La salle accueillait de nombreux soutiens, dont des figures politiques comme Carole Delga, Laurence Rossignol et d’anciens ministres comme Bernard Kouchner. Cependant, l'absence notoire d'Olivier Faure et d'autres figures du PS a été remarquée, laissant planer des doutes sur l'unité de la gauche. Yannick Jadot, présent malgré les menaces d'éviction dans son parti, a plaidé pour que Glucksmann devienne «le meilleur» candidat de gauche.
Au fur et à mesure que l'élection présidentielle de 2027 approche, les manœuvres politiques s'intensifient, et Glucksmann se positionne en leader capable de rassembler la gauche autour d'une vision commune.







