Le président du Rassemblement national, Jordan Bardella, a exprimé jeudi son avis selon lequel le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, aurait dû démissionner suite à la tragédie de la jeune Lyhanna. Lors d'une conférence de presse à Bruxelles, il a déclaré : "Cette affaire revêt une gravité particulière et, dans ce contexte, le ministre aurait, par honneur, dû présenter sa démission au président de la République."
Bardella a pointé du doigt les défaillances de l'État dans cette affaire : "L'État a très largement failli. En se retirant, Darmanin aurait symboliquement reconnu l'échec de l'administration, sans pour autant endosser la responsabilité personnelle."
Il a souligné que le président de la République aurait eu la liberté d'accepter ou de refuser cette démission. Dans un autre registre, Marine Le Pen n'a pas soutenu l'idée d'une démission de Darmanin, arguant que "faire des appels à la démission en permanence n'est pas constructif. Il faut voir plus haut, c'est à la tête de l'État que les changements doivent avoir lieu", a-t-elle expliqué à l'Assemblée nationale mardi dernier.
En parallèle, Jordan Bardella a plaidé pour l'instauration de la "perpétuité réelle" pour les prédateurs sexuels, soulignant que "dès qu'un prédateur sexuel ne peut plus nuire, il ne devrait plus jamais sortir de prison". Ces déclarations surviennent dans un climat où la sécurité et la justice sont au cœur des préoccupations des Français.







