À la suite d'une enquête menée par Mediapart, il a été révélé que Quentin Deranque, militant d'extrême droite décédé récemment, avait fait l'apologie du nazisme par le biais de plusieurs comptes anonymes. Des messages nauséabonds ont ainsi été publiés sur la plateforme X, où il se moquait ouvertement des minorités et tenait des propos révoltants sur des personnalités publiques.
La présidente de l'Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, a exprimé son choc face à ces révélations. Son entourage a précisé qu'observer une minute de silence pour Deranque, en hommage à une vie tragiquement écourtée, ne signifiait pas cautionner ses idéologies. "Rendre hommage à un jeune homme tué de manière violente ne veut pas dire que l'Assemblée approuve ses propos", a déclaré un porte-parole.
Une minute de silence : un acte controversé
Le 17 février, une minute de silence a été respectée à l'Assemblée, cinq jours après le décès de Deranque. Cette décision, prise à l'unanimité par les membres de la conférence des présidents de l'Assemblée, a suscité un vif débat. Le Figaro rapporte que cette minute a été votée dans un climat d'émotion intense, suite à l'agression meurtrière dont avait été victime le militant.
Cependant, cette décision a été critiquée par plusieurs figures politiques, qui soulignent qu'honorer une personne ayant tenu de tels propos indéfendables pourrait semer la confusion sur les valeurs que l'Assemblée souhaite promouvoir. L'historien et spécialiste du fascisme, Pierre-André Taguieff, estime que "l'Assemblée doit être claire dans sa position et ne peut, en aucun cas, tolérer des idéologies aussi violentes que celles professées par Deranque".
En attendant des éclaircissements, l'Assemblée se trouve à un carrefour délicat, naviguant entre hommage et responsabilité éthique.







