La guerre au Moyen-Orient a provoqué une flambée des prix des carburants en France, mettant en péril de nombreuses petites et moyennes entreprises (TPE et PME) du secteur du transport. Jean-Marc Rivera, délégué général de l'Organisation des transporteurs routiers européens (OTRE), a lancé un appel urgent à l'État pour qu'il envisage des mesures d'aide directes.
"Si la situation perdure, il faudra envisager des mesures d'aide directe aux entreprises", a-t-il déclaré sur franceinfo, soulignant l'importance cruciale de ces entreprises qui représentent 80% du secteur. Selon lui, des sociétés pourraient être sur le point de disparaître. "Le coût de la mortalité des entreprises et des personnes au chômage doit également être pris en compte", a-t-il ajouté, faisant écho à une inquiétude grandissante parmi les professionnels.
Jean-Marc Rivera a précisé que "le prix du carburant représente 25% du coût de revient d'un transport, ce qui en fait l'un des postes les plus critiques". Il rappelle qu'un secteur déjà fragilisé par un marché instable depuis deux ans fait face à une pression supplémentaire. Les représentants de l'OTRE seront reçus à Bercy au début de la semaine prochaine, témoignant de l'urgence de la situation. "Sans poids lourd, aujourd'hui, vous n'aurez pas de carburant dans vos stations-service", a-t-il averti.
Des experts du secteur estiment que sans intervention rapide, les effets de cette hausse seront catastrophiques pour les entrepreneurs déjà éprouvés. Des solutions doivent être envisagées pour protéger l'économie de transport, vitale pour la continuité des services essentiels. Comme l'indique Le Monde, ce phénomène pourrait entraîner un effet domino sur l'ensemble de la chaîne d'approvisionnement.







