L’acteur canado-américain Jim Carrey a reçu jeudi un César d’honneur récompensant une carrière éclectique oscillant entre comédie et drame, un prix qu’il a accueilli dans un discours intégralement en français.
Le César d’honneur a été décerné à l’acteur canado-américain Jim Carrey, qu’il a accueilli dans un discours intégralement en français. « Comment était mon français ? Presque médiocre non ? », s’est amusé l’acteur de 64 ans en recevant son trophée, rappelant qu’il comptait un Français parmi ses ancêtres, « il y a environ 300 ans ».
Figure marquante du cinéma américain, il est l’un des visages les plus reconnaissables de Hollywood, même s’il a pris du recul au cours des dernières années. Pour célébrer son parcours, la 51e cérémonie des César s’est ouverte par un long sketch de Benjamin Lavernhe.
Génie comique
Le sociétaire de la Comédie-Française, choisi comme maître de cérémonie, a électrisé la salle dans un show haut en couleur revisitant le film The Mask, l’un des plus illustres de la filmographie de Jim Carrey.
Génie comique, capable de modeler son visage pour incarner à peu près n’importe quel personnage, il a souvent été comparé à des légendes comme Jerry Lewis ou Charlie Chaplin. Son ascension a commencé dans le stand-up avant d'exploser dans les années 1990 grâce à des comédies devenues cultes telles que Dumb and Dumber et Ace Ventura.
En 1998, il fait ses preuves dans le drame avec The Truman Show, où il incarne un homme dont la vie est une gigantesque mise en scène. Cette performance lui vaut un Golden Globe, suivi d'un second l'année suivante pour son rôle dans Man on the Moon de Milos Forman.
En 2004, il reçoit un des plus grands rôles de sa carrière dans le drame romantique Eternal Sunshine of the Spotless Mind, réalisé par Michel Gondry, venu lui rendre hommage jeudi sur la scène de l’Olympia.
Sa carrière a depuis été jalonnée de succès internationaux comme Le Drôle de Noël de Scrooge et la franchise Sonic, avant qu’il ne prenne du recul avec le septième art à partir des années 2020.
D'autres lauréats ont également brillé lors de cette cérémonie : Nadia Melliti pour son rôle dans La petite dernière et Théodore Pellerin pour Nino, ont reçu le César du meilleur espoir. Richard Linklater a été honoré du César de la meilleure réalisation pour Nouvelle Vague, un film revisitant À bout de souffle.
« Ceci est pour moi un honneur presque écrasant », a réagi le réalisateur américain, qui était absent et dont le discours a été lu par son acteur principal Guillaume Marbeck, interprète de Jean-Luc Godard dans ce film.
Le César du meilleur acteur a été attribué à Laurent Lafitte pour son rôle dans La femme la plus riche du monde, tandis que Léa Drucker a reçu celui de la meilleure actrice pour son interprétation dans Dossier 137.
Lire aussi







