Paris (France) – La porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, a qualifié mercredi le rapport de La France insoumise (LFI) concernant les médias de "totalitaire et complotiste". Cette déclaration est survenue après l'organisation par Jean-Luc Mélenchon d'une conférence de presse, où la presse traditionnelle a été exclue.
Lors de son intervention après le Conseil des ministres, Mme Bregeon a également dénoncé avec véhémence les propos jugés "ignobles" par Sophia Chikirou, candidate LFI à la mairie de Paris, qui a traité certains journalistes de "nazis aux petits pieds" dans une vidéo récemment diffusée sur les réseaux sociaux. Cette situation a suscité de vives réactions dans le paysage médiatique français.
Dans son allocution, Mélenchon a déclaré : "Je n'ai pas de problème avec les médias, ce sont les médias qui ont un problème avec moi", tout en s'adressant à un public composé d'influenceurs et de médias alternatifs. Des médias tels qu'AFPTV, Libération et TF1 n'ont pas reçu d'accréditation pour cet événement, soulignant la fracture croissante entre LFI et la presse mainstream.
Maud Bregeon a ajouté que le fait que Mélenchon trie les médias et exclut délibérément certaines voix de la conférence est d'une "extrême gravité". Elle s'est interrogée : "Comment peut-on, en démocratie, piétiner ainsi le travail des journalistes et ostraciser une part significative de la presse ?" Ces déclarations soulignent un climat d'inquiétude quant à la liberté de la presse en France, un sujet qui mérite une attention particulière dans le débat public.
Elle a appelé à un tollé au sein même de LFI pour encourager une réflexion sur l'importance d’une presse libre et diversifiée. Alors que le climat politique est tendu, la lutte pour la liberté d’expression et le respect du journalisme est plus pertinente que jamais.
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