Donald Trump a récemment accusé l'Iran de multiples violations du cessez-le-feu, exprimant son optimisme quant à la possibilité d'un "super accord". Ces déclarations interviennent alors que la trêve, entrée en vigueur le 8 avril, touche à sa fin, et que les discussions à Islamabad semblent au point mort.
"L'Iran a violé le cessez-le-feu à de nombreuses reprises !" a indiqué le président américain via un post sur Truth Social, sans apporter plus de précisions. Au cours d'une interview accordée à CNBC, il a également affirmé que les États-Unis occupaient une "position très forte" pour négocier, ajoutant : "Je pense qu'ils n'ont pas d'autre choix que d'accepter nos conditions."
Des pourparlers sont prévus au Pakistan, mais jusqu'à présent, ni Washington ni Téhéran n'ont confirmé l'envoi de leurs délégations. Selon la télévision d'État iranienne, aucune équipe n'est encore prête à partir, le pays attendant un "changement de comportement" de la part des États-Unis.
À Islamabad, tout est en place pour accueillir les négociateurs. Les forces de sécurité ont été déployées dans le quartier gouvernemental, tandis que l'hôtel Serena, qui avait accueilli la première session de discussions, a été vidé de ses clients pour l'occasion.
La trêve, qui a permis d'éviter des milliers de pertes humaines, ne semble pas bénéficier d'une prolongation facile. Trump a qualifié d'improbable une extension de celle-ci, avertissant que si ses revendications ne sont pas satisfaites, les "bombes recommenceront à exploser". Les États-Unis insistent notamment sur la réouverture du détroit d'Ormuz, essentiel pour le transit des hydrocarbures.
En parallèle, Trump a déclaré son intention de maintenir le blocus sur les ports iraniens tant qu'un accord ne sera pas conclu. Il a estimé que l'Iran perdait environ 500 millions de dollars par jour, une situation difficile à soutenir pour la République islamique.
Concernant le programme nucléaire iranien, Trump a reconnu que la résolution de la question de l'uranium hautement enrichi serait un "processus long et compliqué". Téhéran, de son côté, réfute avoir des ambitions militaires, affirmant son droit à un programme nucléaire civil.
Mohammad Bagher Ghalibaf, président du Parlement iranien, a insisté sur le fait que le pays ne négociera pas sous la menace, soulignant que l'impasse actuelle était suffisamment profonde pour constituer une lutte d'endurance politique.
À Téhéran, la reprise de la vie quotidienne est palpable, les cafés et parcs s'emplissant de visiteurs. Mobina Rasoulian, 19 ans, a exprimé sa gratitude pour la trêve, tandis que d'autres, comme Saghar, 39 ans, déplorent une crise économique persistance et des violations des droits de l'Homme.
Sur un autre front, de nouvelles discussions entre Israël et le Liban sont programmées à Washington, alors qu'un fragile cessez-le-feu entre Israël et le Hezbollah, soutenu par l'Iran, est en place. Le ministre de la Défense israélien, Israël Katz, a déclaré que la stratégie de désarmement du Hezbollah se ferait par des mesures militaires et diplomatiques. Selon un bilan officiel, la guerre a causé 2.387 décès au Liban en six semaines.







