Pour des faits d'agression et de harcèlement sexuel, un ex-délégué syndical de la Fromagerie des Chaumes à Mauléon-Licharre comparaît ce lundi 30 mars devant le tribunal correctionnel de Pau. Six jeunes femmes se sont constituées en parties civiles.
Le procès, prévu dans l'après-midi, se tient au sein de la chambre correctionnelle du tribunal judiciaire de Pau. Le prévenu, un homme de 58 ans, ancien représentant de la CGT, doit répondre à des accusations d'agressions sexuelles et de harcèlement. Les faits allégués auraient eu lieu entre 2016 et 2023, à l'intérieur de l'usine. Selon les plaignantes, les comportements inappropriés incluraient des propos obscènes et des attouchements inacceptables.
Les plaignantes se mobilisent
Les six femmes, âgées de 20 à 30 ans à l’époque des faits, incluent cinq employées de la fromagerie et une ancienne collègue ayant travaillé dans les Chalets d'Iraty après le licenciement du suspect. Elles demandent justice et réparation pour le préjudice subi.
Le prévenu conteste les accusations
Sous contrôle judiciaire, l’ancien salarié réfute les charges d’agressions sexuelles, risquant jusqu'à cinq ans de prison et 75 000 euros d'amende. Ce dossier, qui a suscité beaucoup d'attention dans la région de Soule, est devenu emblématique de la lutte contre les violences sexistes. Un comité de soutien pour les victimes a été formé, témoignant de l'ampleur de cette affaire.
Le procès pourrait s'étendre sur plusieurs jours, et la défense est assurée par Maître Maxime Barnaba, avocat au barreau de Pau, qui met en avant le droit à un procès équitable pour son client. Les témoignages des plaignantes, selon diverses sources, reflètent une culture de l’impunité qui persiste dans certains secteurs.







