La semaine dernière, durant le procès de son maître, Christophe Ellul, la procureure de Soissons a réclamé l'euthanasie de Curtis, un pitbull de huit ans, soupçonné d'être responsable de la mort d'Elisa Pilarski en 2019.
Depuis le lancement de la pétition demandant la clémence pour Curtis, plus de 30 000 personnes ont exprimé leur soutien en signant ce document sur change.org. Dans leur appel, le collectif « Grâce pour Curtis » souligne que le chien a déjà passé plus de six années en détention et qu'il existe une alternative viable à l'euthanasie.
Une association estime qu’il pourrait être rééduqué
Une autre pétition, recueillant environ 24 000 signatures sur mesopinions.com, fait écho au procès de Christophe Ellul, jugé pour homicide involontaire après le décès de sa compagne, enceinte au moment des faits. Lors de l'audience, la procureure a requis une peine de quatre ans de prison avec sursis, ainsi que l’euthanasie de Curtis, placé en chenil depuis la tragédie. La décision finale est attendue pour le 11 juin.
Elisa Pilarski, dont le corps avait été retrouvé en novembre 2019, était allée se promener en forêt de Retz avec Curtis, un chien alors âgé de deux ans, lorsque le drame s'est produit. Actuellement, Curtis vit dans des conditions étroites dans un box de 4 m², et plusieurs associations, dont Les amis de Sam et AVA - Agir pour la vie animale, se proposent de l'accueillir pour lui offrir une seconde chance.
D'après les représentants des associations, une rééducation est possible et pourrait transformer Curtis en un animal sûr pour la société. Sur Facebook, l'association AVA a partagé : « Curtis pourrait vivre dans un plus grand enclos extérieur, sous la supervision attentive de notre équipe. » Ces voix appellent à une réflexion plus profonde sur la réhabilitation des animaux plutôt qu’une réponse punitive.







