Alexis C., âgé de 29 ans et employé dans le secteur commercial, est l’un des principaux suspects dans le meurtre de Quentin Deranque. Il est actuellement soumis à une mise en examen pour 'homicide', une décision validée le 19 février dans le cadre d’une enquête en cours.
Ce n'est pas sa première implication dans des actes violents. Le parquet de Paris aurait récemment recommandé d'initier des poursuites à son encontre, ainsi que pour huit autres membres de La Jeune Garde, pour des agressions à caractère antisémite.
Des documents obtenus par BFMTV révèlent que le parquet parisien a requis, le 2 décembre 2025, de renvoyer ces militants devant le tribunal correctionnel pour 'violences en réunion' contre un adolescent de 15 ans, motivées par des raisons raciales ou religieuses.
Confrontation à la conférence de Rima Hassan
Les événements se déroulent en marge d’une conférence animée par Rima Hassan, député de La France Insoumise, à l’université Paris Dauphine concerning la justice pour le peuple palestinien. Le lundi 27 mai 2024, la situation dégénère alors qu’un rassemblement pro-israélien se tient à l'extérieur de la faculté, créant un contexte tendu. Parmi le public, on remarque des personnalités comme le député Meyer Habib et des membres proches de la Ligue de défense juive (LDJ).
Le groupe de La Jeune Garde, dont Alexis C. fait partie, tente d'entrer dans la conférence, mais fait face à une violente altercation avec les pro-israéliens. Les militants, selon des déclarations faites lors de l’enquête, affirment avoir été poursuivis par des opposants.
Une agression ciblée
Dans le métro, un membre du groupe pense reconnaître l'un de ses poursuivants, un adolescent juif de 15 ans, non identifiable religieusement. Selon le parquet, ce dernier est accosté par un groupe de 5 à 10 personnes, dont une femme, qui exigent qu’il s’en aille. L’adolescent prend la fuite, mais est rapidement rattrapé et subit diverses violences, tout en étant qualifié de 'sioniste' et contraint de crier 'Vive la Palestine'. Plusieurs témoins corroborent cette version des incidents.
Malgré la gravité de la situation, les premières évaluations médicales indiquent qu'il n'y a pas de blessures physiques significatives, mais seulement un retentissement psychologique, ce qui pousse le jeune homme à porter plainte le lendemain, accompagné par son père.
Des arrestations ont été effectuées cet été, mais certains suspects ont contesté la présence de violences physiques lors de l'incident. Me Tristan Soulard, avocat des accusés, défend fermement ses clients, déclarant qu’aucune violence antisémite n'a été infligée.
La Jeune Garde a réagi par un communiqué sur Instagram, minimisant l'incident à une simple 'altercation' dans le métro, tout en réaffirmant son engagement contre l'antisémitisme.
Les décisions quant à la mise en jugement des militants seront bientôt prises par le juge d’instruction.







