Dans un contexte de agitation croissante parmi les agriculteurs français, le préfet des Hauts-de-France a pris un arrêté visant à interdire la circulation de convois de tracteurs et d'engins agricoles sur le réseau routier de la région jusqu'au mercredi 7 janvier à minuit. Cette décision s'inscrit dans un mouvement général observé dans d'autres régions françaises, et témoigne de l'intensification des tensions agricoles.
Ce nouvel arrêté, jugé exceptionnel, interdit également le transport de poids lourds comprenant des tracteurs ou engins agricoles. Cependant, des exceptions sont faites pour les livraisons émanant d’usines de production de matériel agricole, ainsi que pour les déplacements justifiés par des travaux agricoles dans les départements du Nord, du Pas-de-Calais, de la Somme, de l’Oise et de l’Aisne.
La situation actuelle est exacerbée par plusieurs crises touchant le secteur, notamment la dermatose nodulaire contagieuse (DNC) et la menace d'une concurrence accrue avec des pays comme ceux du Mercosur. Les agriculteurs, inquiets pour leur avenir, préviennent que leur mécontentement pourrait aboutir à des mobilisations à Paris, qu'ils jugent nécessaires pour faire entendre leurs doléances. Bertrand Venteau, président de la Coordination rurale (CR), a affirmé que des cortèges pacifiques seraient organisés, durant lesquels les agriculteurs espèrent faire passer leur message, même au risque de finir en garde à vue.
Les préoccupations des agriculteurs sont calibrées sur des changements structurels dans la politique agricole européenne et des inégalités croissantes sur le marché. Ce climat de tension soulève des questions sur l'avenir de l'agriculture en France et sur les solutions à envisager pour apaiser les relations entre les producteurs et le gouvernement. La réponse de la préfecture a suscité des réactions mitigées au sein de la communauté agricole, selon laquelle des restrictions supplémentaires ne résoudront pas les problèmes sous-jacents.







