La municipalité de Paris a décidé de porter plainte après l'agression de la maire du 10e arrondissement, Alexandra Cordebard, survenue lors d'une manifestation culturelle. Ce samedi, alors que l'église Saint-Laurent s'apprêtait à accueillir une oeuvre dans le cadre de la Nuit Blanche, des individus se réclamant de l'extrême droite ont tenté d'empêcher l'événement. Selon la Ville, ces "militants intégristes d’extrême droite" ont tenté de bloquer l’entrée du public, marquant une nuit qui devait célébrer l’art par une violence regrettable.
Alexandra Cordebard agressée
Au cours de cette triste soirée, la maire a été prise à partie et agressée par des membres de ce groupe. Sur le réseau social X, Alexandra Cordebard a partagé son expérience : "J’ai été bousculée avec mon équipe. J’ai personnellement reçu des coups de la part de ces individus qui voulaient nous empêcher d’entrer," a-t-elle déclaré, dénonçant un acte d'intimidation. Cette agression a soulevé l'indignation parmi les élus et les habitants du 10e arrondissement.
L'œuvre finalement présentée après intervention policière
Malgré ces événements, l'œuvre intitulée Sous la peau du ciel, réalisée par Marie-Luce Nadal, a pu être présentée après l'intervention des forces de l'ordre. La Ville de Paris a réaffirmé son engagement envers la liberté d'expression artistique, précisant son attachement à la pluralité des expressions culturelles et au débat démocratique. "Paris entend protéger le monde de la culture contre les fondamentalismes", a-t-elle ajouté, soulignant l'importance de défendre les valeurs démocratiques.
Réactions politiques et accusations
Des réactions fusent après cet incident, notamment celle du député de Paris, Pouria Amirshahi, qui a pointé du doigt le mouvement Civitas, un groupuscule d'extrême droite associé à cette agression. Ce dernier, dissous par le gouvernement en 2023, avait appelé ses membres à perturber l'événement Nuit Blanche, amplifiant les tensions autour de la présence de la DJ Barbara Butch, également cible de cyberharcèlement pour son engagement dans d'autres événements culturels.
Cette agression met une fois de plus en lumière les défis que rencontrent les élus et les artistes face à l'extrémisme. Une question demeure : jusqu'où sont prêts à aller ceux qui s'opposent à la liberté d'art et d'expression en France ? Il est essentiel de rester vigilant et solidaire face à de telles attaques.







