Jean-Michel Décugis, grand reporter au Parisien et co-auteur de Main basse sur le Louvre : Les secrets du casse, a partagé son expertise lors d'un récent entretien sur franceinfo. Interrogé sur l'affaire de Lyhanna, il a souligné les incohérences dans la gestion de justice.
En tant que chroniqueur judiciaire depuis plus de trente ans, Décugis constate des « dysfonctionnements majeurs » dans cette affaire. Le parquet d'Auch (Gers) est critiqué pour ne pas avoir entendu un suspect malgré des indications claires et une plainte déposée depuis août 2025. "On envoie la procédure par courrier, à l'ère de l'intelligence artificielle, ce qui retarde considérablement les choses", explique-t-il.
Il évoque la lenteur de la justice, qui met parfois des mois à traiter des cas évidents. En insistant sur le traitement inégal des affaires, il déclare : "Il existe une justice pour les nantis, ceux qui sont célèbres, où tout va vite, alors que d'autres affaires, comme celle d'Auch, semblent tomber dans l'oubli." Ce contraste soulève des interrogations sur l'équité et l'efficacité du système judiciaire.
Décugis souligne également l'absence de moyens adéquats, mais il interroge la responsabilité des magistrats : "Il y a un véritable problème de recrutement et de remise en question au sein de la justice. Trop souvent, on se retrouve face à des erreurs regrettables", déclare-t-il.
En faisant référence à des affaires précédentes, notamment celle de Maëlys, il pointe les similitudes et l'inefficacité des enquêtes menées dans des dossiers sensibles, où des éléments cruciaux manquent à l'appel. Des victimes sont souvent laissées pour compte, et la justice reste défaillante.
D'autres experts, comme ceux du Canard Enchaîné, confirment que la situation est préoccupante. "Les inégalités dans le traitement des affaires judiciaires sont apparentes et engendrent une perte de confiance du public dans un système censé protéger tous les citoyens", affirment-ils.
Dès lors, il est clair que la France doit se pencher sur ces injustices. Jean-Michel Décugis conclut par un appel à l'action : "Nous ne pouvons plus ignorer ces dysfonctionnements. Il en va de la crédibilité de notre justice." Cette déclaration résonne comme une nécessité, laissant entrevoir qu'un changement est inévitable pour rétablir la confiance dans le système judiciaire français.







