En France, environ 11 millions de personnes se dévouent en tant qu'aidants familiaux, une majorité étant des femmes. Souvent, il s'agit de conjoints, complétés par d'autres membres de la famille, qui jouent un rôle essentiel dans le soutien des personnes âgées en perte d'autonomie.
La conciliation de la vie personnelle et professionnelle représente un défi majeur pour ces aidants, générant stress et fatigue. En 2015, une loi a été adoptée pour clarifier et renforcer la reconnaissance des droits des aidants familiaux, notamment en matière de congés, de formations et d'aides financières.
Reconnaissance légale des aidants familiaux en 2015
Les termes "aidant familial" et "proche aidant" sont synonymes, désignant des individus qui accompagnent une personne dépendante ou handicapée. Cela peut inclure des membres de la famille ou des amis choisis par la personne concernée. Les aidants peuvent offrir une assistance seule ou en complément des soins fournis par des professionnels à domicile.
Depuis la loi de 2015, ce statut est reconnu légalement et défini comme suit : "Est considéré comme un aidant familial, le conjoint, le concubin, la personne ayant un pacte civil de solidarité, ainsi que les ascendants, descendants ou collatéraux jusqu’au quatrième degré, qui assistent la personne sans être salariés pour ce service." De nombreux organismes et sites, tels que "La Compagnie des aidants" ou "Avec nos proches", sont disponibles pour accompagner ces aidants dans leur parcours.
Avantages du statut d’aidant familial
Rémunération de l’aidant familial
Le statut d’aidant familial offre la possibilité d'être rémunéré, notamment pour ceux qui soutiennent un parent bénéficiaire de l'Aide personnalisée d’autonomie (APA). Grâce à ce financement, ils peuvent formaliser l'emploi d'un membre de la famille, bien que certaines restrictions s'appliquent. L’aidant doit signer un contrat de travail et être déclaré à l’Urssaf.
Droit au congé de proche aidant
Afin de soutenir les aidants, le congé de proche aidant a été institué. Ce congé, applicable aux employés du secteur privé justifiant d'un an d’ancienneté, peut être pris pour s’occuper d’un proche en perte d'autonomie. Bien que ce congé soit non rémunéré, il peut durer jusqu'à trois mois, renouvelable dans la limite d'un an. L'aidant acquiert des trimestres de retraite pendant cette période. De plus, la possibilité de faire don de jours de congé non utilisés entre collègues a été instaurée, permettant un soutien supplémentaire.
Droit au répit et formations
La loi de 2015 a introduit le "droit au répit" pour permettre aux aidants de prendre des pauses. Une aide financière allant jusqu'à 500 euros par an permet à l’aidant d'accéder à des accueils de jour ou des relais à domicile. De plus, divers programmes de formation offrent aux aidants des compétences pratiques concernant leur rôle, avec des formations souvent gratuites et accessibles à travers toute la France.







