Certains travailleurs ont droit à une indemnité de départ à la retraite, mais cela soulève des questions concernant son imposition. Quelles sont les conditions ? Cette prime est-elle soumise à l'impôt ? Nous vous apportons des éléments de réponse.
Qu'est-ce que la prime de départ en retraite ?
La prime de départ en retraite est une somme accordée par l'employeur au salarié prenant sa retraite.
Conditions de versement des indemnités de départ
Deux scenarios principaux existent :
- Mise à la retraite par l'employeur : Un salarié de 70 ans ou plus peut recevoir une indemnité de mise à la retraite, tandis que ceux âgés de 67 à 69 ans peuvent choisir d'accepter ou non cette mise à la retraite. Les indemnités doivent être accordées aux salariés en CDI ayant au moins un an d'ancienneté.
- Retraite d'initiative personnelle : Un salarié souhaitant partir à la retraite doit justifier d'un minimum de 10 ans d'ancienneté pour bénéficier d'une prime de départ.
Montant de la prime de départ en retraite
Le montant de l'indemnité varie selon la situation du salarié :
- Mise à la retraite : L'indemnité ne peut être inférieure à un quart de mois de salaire pour les 10 premières années d'ancienneté, et un tiers de mois par année au-delà.
- Départ volontaire : Les montants diffèrent également en fonction de l'ancienneté, allant d'un demi mois de salaire pour 10-14 ans d'ancienneté à deux mois pour 30 ans et plus.
Imposition des primes de départ à la retraite
Concernant la fiscalité, lorsque le départ est à l'initiative de l'employeur, la prime peut être partiellement exonérée de cotisations dans certaines limites. Un montant de 92 736 euros est un seuil important : en dessous, elle échappe aux cotisations de Sécurité sociale. Au-delà, l'intégralité pourrait être imposable.
Pour les employés qui partent par leur propre volonté, l'indemnité est soumise, sauf exception dans le cadre d'un plan de sauvegarde de l'emploi. Quoi qu'il en soit, la prime est imposable sur le revenu.
Indemnités cumulables avec la prime de départ en retraite
Plusieurs autres primes peuvent être perçues en complément :
- Indemnité compensatrice de congés payés : Correspond aux jours de congés non pris lors de la rupture du contrat.
- Indemnité compensatrice de préavis : Versée lorsque l'employeur dispense le salarié de préavis, sous certaines conditions.
- Contrepartie de non-concurrence : Montant versé en cas d'application d'une clause de non-concurrence, engageant le salarié à ne pas faire de concurrence.»







