La question de la supplémentation en vitamine D pour renforcer la santé osseuse et prévenir les chutes est de plus en plus débattue. Une étude récente révèle que des doses élevées peuvent ne pas avoir l'effet escompté.
Les enjeux de la vitamine D
Au fil des ans, les os deviennent plus délicats, incitant souvent les personnes âgées à recourir à la vitamine D pour contrer cette fragilité et éviter les accidents. Cependant, le consensus scientifique sur le dosage approprié reste flou et varie d'une étude à l'autre.
Une étude révélatrice
La dernière recherche publiée dans le Jama of Internal Medicine par le Pr Heike Bischoff-Ferrari de l'Hôpital universitaire de Zurich (Suisse) a suivi 200 participants de 70 ans et plus. Les sujets ont été répartis en trois groupes : le premier recevait 24 000 UI de vitamine D par mois, le second 60 000 UI, et le troisième un mélange de 24 000 UI et 300 microgrammes de calcifédiol, une forme de vitamine D qui aide à sa métabolisation.
Les résultats ont été surprenants. Le groupe recevant 24 000 UI a présenté un taux de chutes de 48 %, contre 66,5 % pour les autres. Il a également montré une force musculaire supérieure dans les membres inférieurs, ce qui contribue à une meilleure protection contre les chutes et fractures.
Une fenêtre de possibilité
Les chercheurs en concluent qu'il existerait une "fenêtre" optimale pour les niveaux de vitamine D, favorisant ainsi la santé musculaire et osseuse. En dehors de cette plage, les risques de chutes demeurent élevés.







