Une récente étude menée par Flightradar évalue la ponctualité des compagnies aériennes européennes pour les cinq premiers mois de l'année 2025. Les résultats sont étonnants, car les compagnies low cost ne figurent pas parmi les moins ponctuelles.
Ponctualité : quelle compagnie aérienne est la plus fiable en 2025 ?
La course à la ponctualité entre les compagnies aériennes est de plus en plus âpre. En effet, les compagnies ont cumulé 7 millions de minutes de retard en 2024, l'équivalent de 14 années perdues. Malheureusement, 2025 ne semble pas prometteuse si l'on en croit le classement de Flightradar, acteur majeur dans l'indemnisation des passagers.
Les étoiles et les ombres : Air France sur le podium des retards
Ce classement met en lumière des résultats préoccupants. En effet, pour les cinq premiers mois de 2025, toutes les 20 compagnies aériennes analysées ont au moins 10 % de leurs vols arrivant avec plus de 15 minutes de retard. TAP Portugal se distingue malheureusement avec un taux de 37,14 %. Et surprise, Air France se trouve en seconde position avec 22,65 % de retards sur 102 000 vols. D'autres compagnies, comme Swiss International (22,42 %) et Finnair (20,95 %), suivent de près. À noter que Ryanair et Easyjet, bien qu'ayant des chiffres élevés de retards, ne trônent pas au sommet de ce triste classement.
En revanche, concernant les annulations, le tableau s'assagit. Finnair est en tête avec 3,35 % d'annulations sur ses 43 250 vols, tandis qu'Air France se place à la neuvième position avec 0,88 %. Les compagnies low cost tendent à offrir des taux d'annulation plus bas, une stratégie rendue possible grâce à une gestion serrée des horaires, selon Imane El Bouanani, responsable juridique de Flightradar.
Indemnisation des passagers en cas de retard
Il est important de rappeler que les voyageurs européens peuvent bénéficier d'une indemnisation si leur vol est annulé ou retardé de plus de trois heures, conformément à un règlement de l'Union européenne. Les compensations varient : 250 euros pour les vols de moins de 1 500 kilomètres et 400 euros pour ceux entre 1 500 et 3 500 kilomètres. Pour les vols les plus longs, une indemnisation de 600 euros peut être accordée. Cependant, des circonstances extraordinaires, telles que des grèves ou des conditions météorologiques difficiles, excluent la possibilité d'indemnisation. Dans ces cas, les compagnies doivent proposer d'autres solutions, comme un nouveau vol ou un hébergement.







