Un couple de Cormeilles-en-Parisis, dans le Val-d'Oise, a pris la difficile décision de revendre son appartement, qu'ils louaient depuis 2012 par le biais du dispositif Solibail. Comme rapporté par Le Parisien, les derniers locataires, placés par l'association CPCV 95, ont laissé le logement dans un état de délabrement avancé.
Au cours de ces dernières années, une dizaine de familles se sont succédé dans cet appartement. Cependant, les derniers occupants ont laissé une empreinte à la fois bruyante et destructive. « Pendant deux ans, ils n’ont jamais ouvert les fenêtres, les volets étaient toujours fermés parce qu'ils les avaient cassés, et ils étendaient le linge sur les radiateurs. Un congélateur a même été installé dans une des chambres… » Les voisins se sont régulièrement plaints du comportement inapproprié de ces locataires.
Après avoir décidé de mettre fin à la location, le couple a été surpris de ne plus avoir de nouvelles de l'association en charge des locataires. « C’est leur responsabilité d’accompagner les locataires », a exprimé la propriétaire, visiblement frustrée. Ce n’est qu’après presque un an de procédure d’expulsion que les occupants ont finalement quitté le logement, laissant un environnement fortement dégradé.
Un bien invendable
Les propriétaires ont rapidement constaté que le logement était devenu invendable. L'association CPCV 95 a entrepris quelques réparations, mais le directeur a reconnu que le bien nécessitait encore de nombreux travaux. « Nous faisons de notre mieux pour rénover les appartements, mais nos ressources financières sont limitées par l'État », a-t-elle déclaré. Au terme de cette expérience, les bailleurs espèrent désormais réhabiliter le bien pour pouvoir le remettre sur le marché.







