Le 2 mars, des militants de Greenpeace ont mené une action audacieuse au port de Dunkerque pour s'opposer au commerce d'uranium entre la Russie et la France, essentiel pour l'énergie nucléaire. Une vingtaine de membres étaient présents, dont quatre ont été placés en garde à vue.
"Uranium : EDF aime Poutine" ; "Stop aux contrats toxiques" ; "Solidarity with Ukrainians" ; ces messages étaient brandis par les activistes de Greenpeace, réunis au port pour entraver l'accès au cargo russe Mikhail Dudin. Selon des informations d'ICI Nord, le bateau est suspecté de transporter de l'uranium utilisé dans le nucléaire français.
Quatre militants placés en garde à vue
Depuis l'invasion de l'Ukraine par la Russie, Greenpeace a régulièrement critiqué la continuité des contrats entre le secteur nucléaire français et la Russie, notamment via Rosatom, une entreprise d'État. Entre 4h et 9h du matin, les militants ont exprimé leur désaccord ; certains se sont même enchaînés aux portes de l'écluse. Finalement, douze d’entre eux ont été interpellés pacifiquement, et quatre, dont trois Allemands et un Néerlandais, ont été placés en garde à vue pour obstruction et intrusion, d'après des sources policières rapportées par 20 minutes.
“Une entreprise devenue criminelle”
Pauline Boyer, responsable de la campagne nucléaire chez Greenpeace France, a déclaré : "Ce commerce, qui contribue indirectement à la guerre de Poutine, doit s'arrêter. La France a besoin d'envoyer un message clair et fort en sanctionnant Rosatom, qui est devenu un acteur criminel depuis qu'il contrôle la centrale de Zaporijia en Ukraine, une situation dangereuse pour le peuple ukrainien ainsi que pour la communauté internationale". Cette déclaration a été publiée dans un communiqué de Greenpeace.







