Récemment, une loi a été adoptée pour interdire la vente du protoxyde d'azote au grand public. Ce gaz, célébré dans certaines soirées comme un simple « gaz hilarant », a en réalité des conséquences graves sur la santé, surtout chez les jeunes.
Le Nox Forum 2026, premier congrès français consacré au protoxyde d'azote, a eu lieu à Lille fin mars. Cécile Bossaert, médecin urgentiste au CHU de Lille et présidente de cet événement, a partagé ses inquiétudes face à l’augmentation des cas liés à la consommation de ce gaz. Lors de cet événement, des jeunes journalistes de Franceinfo Junior ont interrogé le Dr. Bossaert sur la nature et les effets de cette substance.
Qu'est-ce que le protoxyde d'azote ?
Pour Lina, une élève du collège de La Cavalerie, la question était simple : « Qu'est-ce que c'est le protoxyde d'azote ? » En réponse, le Dr. Bossaert a expliqué que bien que souvent perçu comme inoffensif, ce gaz peut entraîner des effets délétères sur l'organisme.
Maël, un autre jeune interrogateur, a demandé : « Comment utilise-t-on le protoxyde d'azote ? » La médecin a averti que de nombreuses méthodes d'inhalation sont dangereuses et potentiellement mortelles. Camille, pour sa part, était intéressée par les effets sur le corps : « Quels dangers le protoxyde d'azote présente-t-il ? »
Ne pas prendre à la légère
Le Dr. Bossaert a souligné que la consommation de protoxyde d'azote peut engendrer de graves complications médicales. Ce gaz a été lié à plusieurs décès en France, un fait que Maël a voulu clarifier : « Combien de morts causent le protoxyde d'azote chaque année en France ? » Les statistiques évoquées récemment indiquent une augmentation des urgences liées à ce gaz. La médecin a rappelé aux jeunes de rester vigilants face aux propositions d'essayer le protoxyde : « Que faire quand on nous propose du protoxyde d'azote ? »
"Je conseille à tous vos camarades de ne pas essayer le protoxyde d'azote, et de ne pas croire ce qui est dit sur les réseaux sociaux ni sur internet. C'est vrai aussi pour l'alcool et pour toutes les drogues."
Cécile Bossaertà franceinfo
Les avis d’experts comme le Dr. Bossaert sont clairs : la sensibilisation autour du protoxyde d’azote doit être renforcée. Des mesures législatives commencent à être mises en place pour protéger les jeunes des dangers insoupçonnés de cette substance.







